Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

George Gershwin

lundi 23 janvier 2017


Classiquenews.com - Articles

19 janvier

CLASSICAVAL à VAL D’ISERE. MUSIQUE DE CHAMBRE sous la neige

Classiquenews.com - Articles VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses, 3 jours de suite à 18h30. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées… ____________________ VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées. Ce 24ème festival Classicaval (opus 1, car il y a une suite au mois de mars, du 6 au 9 mars 2017 — direction artistique Frédéric Lagarde) permet aux skieurs de se retrouver à 18h30 en fin d’après midi, après l’effort, dans l’église baroque du village : un concert les y attend. Directrice artistique de l’événement, la pianiste Anne-Lise Gastaldi offre une programmation pour le moins éclectique, de l’art lyrique à l’opéra-comique, vers les plus belles expressions du folklore de l’Espagne à la Pologne, mais aussi au cœur d’une soirée dédiée au plu tendre et au plus profond d’entre tous, le divin Mozart. MUSIQUE DE CHAMBRE sur la neige La tradition musicale à Val d’Isère est déjà ancienne, depuis que Jean Rézine, passionné de musique, attirait in loco, les jeunes instrumentistes parmi les plus doués de leur génération… depuis Classicaval musiciens et chanteurs grâce à l’engagement de quatre directeurs artistiques, Anne-Lise Gastaldi, Elena Rozanova, David Lefèvre et Frédéric Lagarde. Sous l’oeil des ainés, professionnels aguerris des plus grandes salles de concert, les plus jeunes accordent à Val d’isère, leur jeune virtuosité, leur jeunesse avide, et la profondeur d’un tempérament pas que démonstratif. Cette année, entre autres talents à suivre, la jeune violoncelliste Hanna Salzenstein, élève de Raphaël Pidoux, sera présente pour la 24è édition de Classicaval. Autres invités présents : le pianiste et chef d’orchestre Jean-François Heisser, la soprano Edwige Bourdy, l’accordéoniste, pianiste et compositeur, Benoît Urbain, Virginie Buscail, violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’altiste Michel Michalakakos, la violoniste Nathalie Chabot… Le classique au coeur du village de Val d’Isère Lundi 16 janvier 2017 : dès 19h, rendez-vous pour un avant-goût musical à l’Hôtel Aigle des Neiges. Mardi 17 janvier : à 10h, visite de l’église baroque de Val d’Isère avec un guide-conférencier de la FACIM. 18h 30 : premier concert à l’église. A l’issue, rencontre avec les musiciens à la salle Marcel Charvin Mercredi 18 janvier : plusieurs fois dans la journée, « Le Piano-Manège » de Noël Martin et sa Volière aux Pianos invite à jouer sur le front de neige de Val d’Isère et dans la station. Jeudi 19 janvier : Découverte musicale avec les enfants de l’école de Val d’Isère. Programmation CLASSICAVAL 2017 : Tous les concerts ont lieu dans l’église de Val d’Isère, à 18h30 Mardi 17 janvier 2017 ”Mozart de 2 à 4…” “FOLKLORES… DE 1 À 5″ Concert WOLFGANG AMADEUS MOZART Sonate en mi mineur KV 304 I – Allegro II – Tempo di Menuetto Divertimento en mi bémol majeur pour trio à cordes KV 563 I – Allegro II - Menuetto III – Allegro Quatuor avec piano en sol mineur KV 478 I – Allegro II – Andante III – Rondo, Allegro Mercredi 18 janvier 2017 ”Inclassicable”… mélodies et chansons de 2 à 6 JEAN-SEBASTIEN BACH Prélude de la suite n°1 en sol majeur BWV 1007 MANUEL DE FALLA : Nana JULES MASSENET: On dit / Méditation de Thaïs REYNALDO HAHN: La Barcheta CLAUDE NOUGARO: Toulouse EDITH PIAF: Hymne à l’amour HAROLD ARLEN: Over the rainbow ASTOR PIAZZOLLA: Milonga sin palabras FERNANDO OBRADORS: Del cabello mas sutil CAMILLE SAINT-SAËNS: Si vous n’avez rien à me dire / Le cygne ERIK SATIE: La diva de l’empire GERSHWIN: I got rythm GÉRARD JOUANNEST: Accordéonesque BENOÎT URBAIN: Piazza di piazzo / in the mud / Virginie M Jeudi 19 janvier 2017 “Folklores… de 1 à 5″ FRÉDÉRIC CHOPIN Deux Polonaises op.26 ENRIQUE GRANADOS Deux danses espagnoles ISAAC ALBENIZ El Puerto/ Fête-Dieu à Séville ANTON DVORAK : Quintette avec piano en la majeur op.81 I – Allegro ma non troppo II – Andante con moto III – Molto vivace IV – Allegro ___________________________ TEASER VIDEO du 23è Festival Classicaval 2016 + d’INFOS / Réservations : Toutes les infos, le détail des programmes, les modalités de réservation, pour préparer aussi votre séjour en Val d’Isère, sur le site du festival Classicaval : www.festival-classicaval.com http://www.festival-classicaval.com VIDEO : reportage vidéo exclusif le festival CLASSICAVAL 2016 REPORTAGE VIDEO. Val d’Isère, festival Classicaval, 8, 9, 10 mars 2016… 3 concerts événements au Val d’Isère, au pied des pistes…En mars 2016, Val d’Isère fait son festival du 8 au 10 mars. “Classicaval” est le nouvel événement musical à suivre, chaque début d’année, un rendez-vous très estimable, soucieux d’accorder montagne et musique classique dans l’un des sites les plus enchanteurs de la région. 2ème édition en 2016 d’un cycle de concerts hors normes qui investit l’église baroque de Val d’Isère ; c’est une occasion unique d’écouter au cœur des massifs spectaculaires, des instrumentistes inspirés qui excellent en un charisme… Durée : 12 mn ______________ Prochain Festival CLASSICAVAL à Val d’Isère, du 6 au 9 mars 2017 (direction artistique Frédéric Lagarde)

Classiquenews.com - Articles

10 janvier

Festival Classicaval à Val d’Isère

VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées. Ce 24ème festival Classicaval (opus 1, car il y a une suite au mois de mars, du 6 au 9 mars 2017 — direction artistique Frédéric Lagarde) permet aux skieurs de se retrouver à 18h30 en fin d’après midi, après l’effort, dans l’église baroque du village : un concert les y attend. Directrice artistique de l’événement, la pianiste Anne-Lise Gastaldi offre une programmation pour le moins éclectique, de l’art lyrique à l’opéra-comique, vers les plus belles expressions du folklore de l’Espagne à la Pologne, mais aussi au cœur d’une soirée dédiée au plu tendre et au plus profond d’entre tous, le divin Mozart. MUSIQUE DE CHAMBRE sur la neige La tradition musicale à Val d’Isère est déjà ancienne, depuis que Jean Rézine, passionné de musique, attirait in loco, les jeunes instrumentistes parmi les plus doués de leur génération… depuis Classicaval musiciens et chanteurs grâce à l’engagement de quatre directeurs artistiques, Anne-Lise Gastaldi, Elena Rozanova, David Lefèvre et Frédéric Lagarde. Sous l’oeil des ainés, professionnels aguerris des plus grandes salles de concert, les plus jeunes accordent à Val d’isère, leur jeune virtuosité, leur jeunesse avide, et la profondeur d’un tempérament pas que démonstratif. Cette année, entre autres talents à suivre, la jeune violoncelliste Hanna Salzenstein, élève de Raphaël Pidoux, sera présente pour la 24è édition de Classicaval. Autres invités présents : le pianiste et chef d’orchestre Jean-François Heisser, la soprano Edwige Bourdy, l’accordéoniste, pianiste et compositeur, Benoît Urbain, Virginie Buscail, violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’altiste Michel Michalakakos, la violoniste Nathalie Chabot… Le classique au coeur du village de Val d’Isère Lundi 16 janvier 2017 : dès 19h, rendez-vous pour un avant-goût musical à l’Hôtel Aigle des Neiges. Mardi 17 janvier : à 10h, visite de l’église baroque de Val d’Isère avec un guide-conférencier de la FACIM. 18h 30 : premier concert à l’église. A l’issue, rencontre avec les musiciens à la salle Marcel Charvin Mercredi 18 janvier : plusieurs fois dans la journée, « Le Piano-Manège » de Noël Martin et sa Volière aux Pianos invite à jouer sur le front de neige de Val d’Isère et dans la station. Jeudi 19 janvier : Découverte musicale avec les enfants de l’école de Val d’Isère. Programmation CLASSICAVAL 2017 : Tous les concerts ont lieu dans l’église de Val d’Isère, à 18h30 Mardi 17 janvier 2017 ”Mozart de 2 à 4…” “FOLKLORES… DE 1 À 5″ Concert WOLFGANG AMADEUS MOZART Sonate en mi mineur KV 304 I – Allegro II – Tempo di Menuetto Divertimento en mi bémol majeur pour trio à cordes KV 563 I – Allegro II - Menuetto III – Allegro Quatuor avec piano en sol mineur KV 478 I – Allegro II – Andante III – Rondo, Allegro Mercredi 18 janvier 2017 ”Inclassicable”… mélodies et chansons de 2 à 6 JEAN-SEBASTIEN BACH Prélude de la suite n°1 en sol majeur BWV 1007 MANUEL DE FALLA : Nana JULES MASSENET: On dit / Méditation de Thaïs REYNALDO HAHN: La Barcheta CLAUDE NOUGARO: Toulouse EDITH PIAF: Hymne à l’amour HAROLD ARLEN: Over the rainbow ASTOR PIAZZOLLA: Milonga sin palabras FERNANDO OBRADORS: Del cabello mas sutil CAMILLE SAINT-SAËNS: Si vous n’avez rien à me dire / Le cygne ERIK SATIE: La diva de l’empire GERSHWIN: I got rythm GÉRARD JOUANNEST: Accordéonesque BENOÎT URBAIN: Piazza di piazzo / in the mud / Virginie M Jeudi 19 janvier 2017 “Folklores… de 1 à 5″ FRÉDÉRIC CHOPIN Deux Polonaises op.26 ENRIQUE GRANADOS Deux danses espagnoles ISAAC ALBENIZ El Puerto/ Fête-Dieu à Séville ANTON DVORAK : Quintette avec piano en la majeur op.81 I – Allegro ma non troppo II – Andante con moto III – Molto vivace IV – Allegro ___________________________ TEASER VIDEO du 23è Festival Classicaval 2016 + d’INFOS / Réservations : Toutes les infos, le détail des programmes, les modalités de réservation, pour préparer aussi votre séjour en Val d’Isère, sur le site du festival Classicaval : www.festival-classicaval.com http://www.festival-classicaval.com VIDEO : reportage vidéo exclusif le festival CLASSICAVAL 2016 REPORTAGE VIDEO. Val d’Isère, festival Classicaval, 8, 9, 10 mars 2016… 3 concerts événements au Val d’Isère, au pied des pistes…En mars 2016, Val d’Isère fait son festival du 8 au 10 mars. “Classicaval” est le nouvel événement musical à suivre, chaque début d’année, un rendez-vous très estimable, soucieux d’accorder montagne et musique classique dans l’un des sites les plus enchanteurs de la région. 2ème édition en 2016 d’un cycle de concerts hors normes qui investit l’église baroque de Val d’Isère ; c’est une occasion unique d’écouter au cœur des massifs spectaculaires, des instrumentistes inspirés qui excellent en un charisme… Durée : 12 mn ______________ Prochain Festival CLASSICAVAL à Val d’Isère, du 6 au 9 mars 2017 (direction artistique Frédéric Lagarde)




Carnets sur sol

8 janvier

Jan van Gilse : Nous ne sommes pas seuls dans l'univers

Quand je dis nous, je veux dire je : The third instalment of cpo’s van Gilse Symphony series includes the popular fourth symphony. Van Gilse helped to fund the printing of hundreds of scores so it was for this reason his powerful and individual fourth symphony was not forgotten. « La troisième livraison des symphonies de van Gilse chez CPO inclut la célèbre Quatrième Symphonie. Van Gilse avait contribué au financement de l'impression de centaines de partitions, et c'est pourquoi sa puissante et personnelle Quatrième Symphonie n'est pas tombée dans l'oubli. » Van Gilse, la vérité est ailleurs. Et ce n'est même pas un site hagiographique du type Nos braves Bataves qui dit cela, mais le gros revendeur britannique Presto Classical . Je ne suis pas suspect de vouloir relayer les hiérarchies établies, mais tout de même, présenter la Quatrième de van Gilse comme un quasi-standard, ou même une œuvre restée dans les mémoires ou les répertoires, faut pas pousser. [[]] Premier mouvement de la Deuxième Symphonie. Orchestre Symphonique des Pays-Bas (sis à Enschede, je reviendrai à l'occasion sur ces nuances entre Symphonique, Philharmonique, Philharmonique de la Radio…) David Porcelijn Au demeurant, il faut absolument écouter Jan van Gilse (1881-1944), jadis documenté par quelques vinyles non réédités, et désormais très bien servi chez CPO : concerto pour piano, un cycle de variations orchestrales, les quatre symphonies (Symphonique des Pays-Bas, Porcelijn), et du quasi-oratorio « Une Messe de la Vie » (Philharmonique de la Radio des Pays-Bas, Markus Stenz). ■ Ein Lebensmesse (1904, sur un texte de Dehmel traitant de fécondité et fraternité, pas du tout religieux) s'inscrit musicalement très clairement dans la filiation des Gurrelieder de Schönberg (vous pouvez voir le concert Stenz sur la chaîne de la Radio-Télévision néerlandaise), tandis que les symphonies ont chacune leur ton propre : la Première (1901) encore postbrahmsienne (quoique largement émancipée) ; la Deuxième (1903) lumineuse, un peu pastorale, proche de la Deuxième de Schmidt ou de la Première de Weingartner, d'un postromantisme qui a entendu passer Nielsen et Debussy, ni sombre, ni dégoulinant, ni conservateur, ménageant beaucoup de trouvailles délicieuses ; la Troisième (1907) dans le format mahlérien, inégale, mais qui culminent dans un final avec chœur et soprano assez impressionnant ; la Quatrième (1910) un peu plus épurée et tournée vers le passé, non sans charme pour autant. ■ Les Trois ébauches de danse (1926, nommées abusivement « Concerto pour piano » sur la pochette de CPO) est particulièrement déroutant : pour ceux qui, comme moi , doutent de l'intérêt de la forme concerto, ils ne seront pas déçus… métallophone permanent dans le premier mouvement (et diverses percussions dans les autres), contrechant de cor dans le deuxième, énorme partie de trompette solo dans le dernier ! Le nom de concerto est assez mensonger, il s'agit d'une suite de danses où le piano joue souvent. Et quelles danses : étrange premier mouvement assez symphonique (tempo di menuetto), valse lente de plus en plus complexe et étrange pour son « Hommage à Johann Strauss » (titre en français !), enfin un quasi jazz qui évoque en effet Gershwin au début, mâtiné d'un peu des concertos de Prokofiev, puis vraiment autre chose. Assez indescriptible, à la fois plaisant, typé, pas très dansant et très dense musicalement. ■ Les Variations orchestrales sur un chant de saint Nicolas (1908) sont évidemment beaucoup plus légères, mais non sans matière, réussissant à capter une lumière franche du tout premier romantisme que les compositeurs semblaient avoir perdu depuis le milieu du XIXe siècle. Sur le label NM-Classics (publication du Nederlands Muziek Instituut), on trouve aussi le nonette (très proche des qualités de la Deuxième Symphonie), le quatuor inachevé (une très belle matrice où l'on sent poindre les qualités de construction et d'équilibre nécessaires), et le trio pour flûte, violon et alto. Ce dernier est à nouveau une originalité qui puise à la fois dans son passé proche (l'archaïsme des Suites chambristes de d'Indy) et totalement de son temps : malgré son côté pastoral et mélodique apparent, on entend du contrepoint richardstraussien dans le premier mouvement, des harmonies trompeuses et superposées qui confinent à la polytonalité dans le deuxième. Pour une œuvre à trois instruments monodiques, on entend régulièrement des accords de quatre ou cinq sons ! Quelque chose comme du Reger, un contrepoint toujours en exploration… en beaucoup moins contourné, et surtout assez détendu – ce que van Gilse n'était nullement dans sa vie publique ou personnelle, semble-t-il. La radio néerlandaise a aussi documenté Sulamith (par Jean Fournet !) et le cycle sur Gitanjali de Tagore (avec Brigitte Hahn, déjà la meilleure interprète de Vom ewigen Leben de Schreker, et Hartmut Haenchen). On en trouve trace en ligne si on cherche. [[]] Mouvements de valse dans les Trois esquisses de danse, milieu du mouvement. Carla Leurs, violon solo. René Geesing, violoncelle solo. Oliver Triendl, piano solo. Orchestre Symphonique des Pays-Bas, David Porcelijn. Mais les sachants considèrent que ses chefs-d'œuvre seraient ses deux opéras, qui n'ont jamais été représentés – le second n'a été donné au public qu'en 1980, le premier attend encore. Frau Helga von Stavern, plutôt au début de sa carrière (1913), qui n'a jamais été joué malgré ses démarches. Même ses défenseurs en trouvaient le livret (de René Seghers) redoutable, mais il ne paraît pourtant pas si vain à la lecture du résumé – peut-être était-ce la langue elle-même. ♦ Issu d'un conte frison, il met en scène une veuve possédant l'essentiel d'une ville portuaire (donnant sur la Mer du Sud), harassant ses concitoyens de travaux, se riant de leur pauvreté… Helga rebute son soupirant, un capitaine de vaisseau marchand qui lui offre du blé, le don le plus précieux puisqu'il lui permet de gagner le cœur de ses concitoyens. Par défi, elle choisit plutôt de le jeter dans la mer ; finalement, le merveilleux s'en mêle, une pauvre femme la maudit, et tout bascule. L'anneau que Helga avait jeté dans la mer pour tourner en dérision la malédiction lui revient dans un poisson servi à sa table, le port est bouché (par le blé déversé, dit-on), tout le monde la fuit comme frappée de malédiction. Devenue mendiante, elle est retrouvée en plein hiver par le capitaine Haron et meurt paisiblement pendant leur duo d'amour. ♦ Le seul extrait que j'aie pu entendre (l'air de sidération de Helga, cherchant à établir la cause des événements) était en réduction piano, avec toujours ces belles harmonies, et une déclamation assez heurtée et dramatique, écrite dans un style wagnéro-straussien manifestement conçu pour surmonter un vaste orchestre. Difficile de s'en faire une opinion avec si peu, mais on est très curieux, bien sûr. ♦ Jan van Gilse avait essayé de le faire donner à Francfort via un ami chef d'orchestre, mais le directeur l'avait rejeté à la lecture du livret ; de même, à Munich, pas de refus franc, mais la suggestion amicale de laisser reposer l'œuvre et de récrire son texte. C'est donc lui-même, au Concertgebouw, qu'il donne la musique de transformation (celle vers l'hiver mendiant) et le final de l'œuvre. C'est tout ce qui en fut jamais proposé au public dans des conditions officielles. Son autre opéra, Thijl, est beaucoup plus tardif (1937-1940), et écrit, paraît-il, dans un genre qui est davantage celui de l'opéra populaire « à numéros ». ♦ La genèse de Thijl est assez révélatrice. ♦♦ Helga (1913) était composée en allemand, dans un style assez wagnérisant ; et les critiques dans la presse de son confrère à peine plus jeune, Matthijs Vermeulen (dont il assure pourtant la création de la Troisième Symphonie, en 1939), l'accusaient précisément de trahir sa mission de défendre le patrimoine culturel national en utilisant la langue allemande pour servir ce sujet typiquement batave. Dans les années 20, c'est Willem Pijper, autre compositeur majeur du temps (en effet sensiblement plus moderne, mais aussi, à mon sens, moins inspiré), qui dénigre Jan van Gilse – sur sa façon de diriger, d'accompagner, de composer les programmes. Au point que celui-ci demande à la direction de l'Orchestre de la Ville d'Utrecht d'interdire à Pijper (pourtant critique pour Het Utrechts Dagblad…) et, faute de l'obtenir, démissionne en 1922, voyage çà et là, et finit par se fixer à Berlin en 1926. ♦♦ Ouvertement hostile aux nazis, il quitte l'Allemagne dès 1933, et refuse l'invitation de Richard Strauss pour venir créer une société de droits allemande sur le modèle de celle qu'il avait cofondée en 1911 pour les Pays-Bas – avec notamment Diepenbrock, Wagenaar et Zweers, autres compositeurs angulaires du pays. ♦♦ Tout cela finit par se matérialiser autour de l'élaboration de Thijl. En 1937, alors qu'il est devenu directeur du Conservatoire d'Utrecht (ce qui, combiné avec son passé de plusieurs structures de droits et de promotion de la musique néerlandaise, lui assurait de solides réseaux), il reçoit la commande d'un opéra pour orchestre de chambre – par une troupe dont il s'éloigne dès qu'il la voit jouer. Cette fois, il a pris soin de faire regarder et critiquer son livret avant d'écrire toute l'œuvre. Seulement, lorsqu'il achève enfin Thijl, le 29 novembre 1940, le pays est envahi depuis mai 1940, et la nouvelle passe inaperçue. ♦♦ Par ailleurs, l'opposition ouverte de van Gilse aux nazis ne lui permet pas de solliciter les réseaux nécessaires pour proposer sa création ; pis, il publie une pétition contre la nazification de la vie artistique néerlandaise et doit vivre dans la clandestinité. Ses deux fils, également résistants, sont tués, et il meurt, malade et mal soigné, en septembre 1944, sous un faux nom pour ne pas embarrasser ses hôtes. Toutes les occasions de jouer Thijl ont été manquées. ♦ Seule la musique funèbre qui sert de musique de transformation avant le dernier tableau est jouée en 1941 dans l'Église Royale de Rotterdam. Haitink l'a donnée en concert (où elle fut captée en vidéo ), et il existe une bande de Spanjaard à La Hague. L'opéra n'est représenté intégralement qu'en 1980, et je n'ai trouvé trace d'aucune bande. ♦ Fort des reproches qu'on lui avait faits par le passé, van Gilse avait pour l'occasion étudié les chants folkloriques et grégoriens pour nourrir sa partition ; mieux encore, il avait réutilisé, pour le final du deuxième des trois actes, un ancien chant de résistance du XVIe siècle. Ceux qui ont lu la partition semblent la trouver intéressante. Mais beaucoup des œuvres de Jan van Gilse n'ont jamais été publiées (d'où la remarque cryptique de Prestoclassical : la Quatrième Symphonie fait partie des rares éditées de son vivant), je n'ai pas pu mettre la main dessus pour l'instant. La marche funèbre, assez conventionnelle, ne m'a pas vraiment étourdi, mais ce n'est qu'un extrait de dix minutes, sans voix… Trio pour flûte, violon et alto, extrait. Détail amusant, les controverses du temps l'accusaient d'être trop germanique (et, de fait, il avait débuté comme répétiteur à Brême, avait passé pas mal de temps en Allemagne, composait sur des poèmes allemands), de la part de compositeurs qui se revendiquaient de l'influence française – or, à l'écoute, autant je peux entendre un Brahms debussysé chez van Gilse, autant j'entends plutôt la Deuxième de Prokofiev dans les œuvres radicales de Vermeulen et Pijper, et vraiment pas (du tout) Koechlin, Ravel ou Auric… Vraiment, comparé aux néerlandais avant-gardistes inventifs mais pas toujours hautement inspirés (Vermeulen et Pijper, qui dans les années 20 lorgnent par endroit du côté du futurisme) ou aux post-romantiques délicieux mais assez simples (le tutélaire Diepenbrock, Badings, le folklorique Dopper, Zweers, et puis Wagenaar qui lui n'est guère passionnant), Jan van Gilse semble se situer dans une forme de tradition fortement renouvelée par une personnalité assez féconde, vraiment à découvrir. Pour débuter, je recommanderais en priorité la Deuxième Symphonie et le bizarre Concerto pour piano, manière de mesurer les possibles. Parmi les autres figures néerlandaises de la même époque, on peut avantageusement faire un détour par Hendrik Andriessen, servi lui aussi par CPO – les symphonies sont bonnes, mais c'est tout particulièrement la Symphonie concertante qui me paraît originale et marquante. Sinon, je crois qu'on ne trouve à peu près rien de lui, mais la nostalgie du Salve Regina de Rudolf Mengelberg reste assez ineffable, petit plaisir simple dans le genre de l'Ave Maria de Vavilov – le pseudo-baroque de simili-Caccini en moins. Et puis, 25 ans plus tôt, il y a Julius Röntgen [notule ], bien sûr. Et quantité d'autres après, dont il faudrait parler à l'occasion.

Classiquenews.com - Articles

20 décembre

Compte rendu, récital lyrique. Marseille, Théâtre Toursky, le 6 décembre 2016. Récital Patricia Petibon, soprano. La Belle Excentrique… Susan Manoff, piano.

Compte rendu, récital lyrique. Marseille, Théâtre Toursky, le 6 décembre 2016. Récital Patricia Petibon, soprano. La Belle Excentrique… Susan Manoff, piano. Ce récital de Patricia Petibon, belle réellement et excentrique délicieuse et délictueuse des formes académiques du concert, tourne et fait tourner les têtes, sinon les tables, même celle de La Bonne cuisine de Bernstein, qui tourne rond malgré des recettes qui tournent mal pour poulet, lapin (heureusement de fantaisie) et… spectateurs sceptiques mais pas susceptibles du premier rang, aux premières loges, qui dégustent, littéralement, recevant avec les saveurs, les couleurs, en pleine figure, les reliefs du repas lancés à la volée comme défis et détritus ; menu concocté par la coquine, cocottante et caquetante cuisinière cordon bleu, on n’ose dire maître queuxmalgré la queue de bœuf jetée aussi avec une désinvolture survoltée par la follette diva en tablier attablée au piano d’où elle extrait des cordes (à son arc), les ingrédients incongrus pour ses plats sans en faire tout un : on s’en lèche les doigts sans en croire ses oreilles tant tout est à saison, assaisonné juste dans le tempo, même du « Civet à toute vitesse », de la musique, de la voix, du geste et déplacement. Un régal. Une intelligence qui se joue d’elle-même. Petibon en vocaliste coloriste J’ai commencé par où elle finit ce savoureux récital, vertigineux d’équilibre dans un déséquilibre apparent, conclus, après un brillant solo de la pianiste complice marmitonne Susann Manoff (l’andante con moto du Prélude N° 2 de Gershwin) sur un fougueux et allègre Granada d’Agustín Lara. Petibon le chante avec un parfait accent espagnol, comme elle l’aura donné aux pyrotechniques Cantares de Turina, où sa voix se coule avec aisance dans les diaboliques mélismes stylisés du flamenco, comme, piquante, pimpante, dans le Vito, danse populaire espagnole harmonisée par Obradors, qu’elle colore d’accent andalou. Elle couronnera le concert par deux bis, la fameuse berceuse popularisée par les cantatrices espagnoles, « Canción de cuna para dormir a un negrito », quatrième chanson des Cinco canciones negras de Xavier Montsalvatje, qu’elle interprète en intime et déchirante douceur, cette fois avec l’accent cubain, justesse de situation post-esclavagiste sinon autoriale car le texte est de l’Uruguayen Ildefonso Pereda Valdés (1899-1996). Le deuxième bis sera un inénarrable tango, Léon, qu’elle détaille avec un charme canaille à un spectateur ébahi et ravi qu’elle fait monter sur scène. ART DE LA COULEUR… J’ai retenu symboliquement ces morceaux comme représentatifs de l’éventail immense de Petibon, qui passe de l’air le plus émouvant ou le plus drôle à la chanson drolatique avec le même bonheur et la même justesse dans l’expression du sentiment et, ce qui me frappe, avec, me semble-t-il une adéquation de la couleur : couleur exacte des langues —et je témoigne de l’hispanique— dans des nuances de régions et de pays, Castille, Andalousie, Galice pour l’Espagne et Cuba, que même les grandes chanteuses espagnoles ne font pas toujours, du moins pour cette dernière, l’adorable berceuse. Si jamais la qualification de colorature pour son type de soprano est juste pour la virtuosité qu’elle déploie dans le baroque et dans ce chant espagnol vertigineusement orné, c’est encore plus juste par l’étymologie du mot : l’art de colorer le son. Patricia Petibon a une palette personnelle très riche en nuances, la couleur dont elle pare chaque mélodie paraît à chaque fois unique et l’éclaire affectivement : Spleen vaporeux de Fauré, indécise lumière argentine de Pêcheur de lune de Rosenthal, et je n’oublie pas cette Asturiana de Falla, nimbée de brume et mouillée de pleurs, une discrète confidence arrachée au silence douloureux. Il faudrait tout réentendre pour en goûter les exquises finesses sans finasseries grossières et je ne cite, pour donner la mesure de cette sensibilité, de Satie, que le défraîchi Daphénéo, affadi de tant de fadaises interprétatives, qui retrouve, avec elle, une neuve naïveté. Quant à « La delaïssado », ‘la délaissée’ de Canteloube, extrait de ses Chants d’Auvergne, c’est le chant résigné puis révolté de la femme, de toute femme, où l’on retrouve les accents de son Alcina d’Aix. Même sens dramatique dans « A vida dos arreiros » », ‘La vie des muletiers’, texte en galicien, extrait du Poema de un día du rare Henri Collet, musicien hispaniste qu’elle nous offre comme un cadeau, dans cet air semé de mélismes à la tenue de souffle admirable. Bref, on n’en finirait pas de détailler la variété de tons, de couleurs qu’elle déploie, passant des larmes retenues, de la mélancolie à la fantaisie avec force accessoires, fausses oreilles, faux nez, carottes, etc, du fantasque au cocasse, au loufoque, peut-être comme une pudeur, une défense de l’âme par une ironie, une dérision où, entraînant son extraordinaire partenaire de pianiste, elle s’inclut elle-même : suprême élégance de l’humour. Un charme fou, foufou. _____________________ Compte rendu, récital lyrique. Marseille, Théâtre Toursky, le 6 décembre 2016. Récital Patricia Petibon, soprano. La Belle Excentrique… Susan Manoff, piano. Programme : Leonard Berstein, Henri Collet, Joseph Canteloube, Manuel de Falla, Gabriel Fauré, George Gershwin, Reynaldo Hahn, Agustín Lara, Xavier Montsalvatje, Fernando Obradors, Francis Poulenc, Éric Satie, Joaquín Turina.



Classiquenews.com - Articles

14 décembre

LILLE : Alexandre Bloch et l’ONL fêtent Noël

LILLE : Concerts de Noël, les 15, 20, 21 décembre 2016. Alexandre Bloch retrouve l’Orchestre national de Lille pour célébrer les fêtes de fin d’année dans un programme résolument américain, intitulé « Happy New Year in America ». Pour sa 2ème série de concerts à la tête de l’Orchestre lillois, le nouveau directeur musical Alexandre Bloch, récemment adoubé par Jean-Claude Casadesus , explore paysages et rythmes américains, du Nord au Sud, soit des néons de Las Vegas aux bals de Veracruz, en passant par les tripots de Charleston, le Noël de l’ONL est un formidable bain de couleurs et d’atmosphères propres au Nouveau Monde… Folklore et chants traditionnels, swing et mélanges des genres insufflent une nouvelle énergie aux compositeurs qui savent mêler musique savante et musique populaire. Chef-compositeur, adulé, admiré par Alexandre Bloch, c’est d’abord deux œuvres de Leonard Bernstein qui se distinguent ici : l’ouverture de son opéra Candide, d’après Voltaire (1956), puis le Divertimento pour orchestre célébrant le centenaire de l’Orchestre Symphonique de Boston en 1980. Avec Mavis in Las Vegas, l’anglais Peter Maxwell Davies pose son regard sur l’Amérique et spécialement sur la ville des lumières Las Vegas qu’il a visitée en 1995 lors d’une tournée de l’Orchestre philharmonique de la BBC. Bien que russe, Stravinski avec sa Circus Polka développe un clin d’œil à l’ « entertainment américain ». Il signe alors une musique commandée par le chorégraphe George Balanchine pour un numéro d’éléphants destiné au célèbre cirque américain Barnum. La suite symphonique de l’opéra né à Brodway, Porgy and Bess de Gerswhin, « Catfish Row », du nom du lieu où se passe le drame, reflète les séquences orchestrales les plus envoûtantes de l’histoire d’amour tragique des bas quartiers de Charleston, célèbres tubes (spirituals et songs) dont l’éternel Summertime, – berceuse éblouissante devenue standard du jazz… Opéra ou musical ? La partition de Gershwin est une merveille d’invention mélodique et de couleurs et atmosphères hypnotiques, dues principalement au seul génie d’orchestrateur de son auteur : mais l’opéra de 1935 reste inclassable et irrésistible par la justesse poétique des portraits musicaux et psychologiques de Porgy et de Bess, et de tous les acteurs chanteurs, évoquant avec délire et intensité une véritable odyssée américaine. La suite que joue Alexandre Bloch et les musiciens de l’Orchestre National de Lille est la seule conçue par Gershwin, qui donc y rassemble ses meilleurs épisodes, selon son goût. Incontournable. 3 dates à Lille. PROGRAMME BERNSTEIN Candide, ouverture Divertimento pour orchestre MAXWELL DAVIES Mavis in Las Vegas CHOSTAKOVITCH Tahiti Trot COPLAND Fanfare for the Common Man MÁRQUEZ Danzon n°2 STRAVINSKY Circus Polka GERSHWIN Porgy and Bess, suite « Catfish Row » Orchestre National de Lille Alexandre Bloch, direction ______________________ LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle 
Jeudi 15 et mardi 20 décembre 2016, à 20h Mercredi 21 décembre 2016, à 16h RESERVEZ VOTRE PLACE Tarifs de 5 et 10€ – Billetterie et renseignements 03 20 12 82 40 www.onlille.com ______________________ 

Programme repris en tournée régionale : Le 16 décembre, 20h, MAUBEUGE, La luna Le 17 décembre, 20h, CARVIN, Salle Rabelais Le 18 décembre, 16h, SAINGHIN EN MELANTOIS, Salle des sports Puis, à LILLE Concert du partage 2016 Jeudi 22 décembre 2016, de 18h à 19h Au profit des associations caritatives du Nord Auditorium du Nouveau Siècle Autour des concerts Leçon de Musique jeudi 15 décembre à 19h Rythme, pulse, pulsation, au cœur de la musique 
– avec Yann Robin, compositeur en résidence – entrée libre pour les spectateurs munis d’un billet du concert Concert diffusé le 25 décembre à 20h sur France Bleu Nord

Classiquenews.com - Articles

26 novembre

Opéras et concerts de NOËL 2016

Opéras et spectacles de NOEL 2016 : la sélection de CLASSIQUENEWS. Classées chronologiquement, ces productions là sont nos coups de coeur pour une fin d’année heureuse et réjouissante… POITIERS, ANGERS, LYON, LILLE, TOURS, LIEGE, TOULOUSE et VIENNE (sur France 2 à défaut de trouver encore de places au Konzerthaus), … soit 8 cités et capitales musicales vous ouvrent leurs portes. Voici les productions et spectacles de décembre 2016 à ne pas manquer, en cette fin de saison,… pour célébrer Noël et préparer de la meilleure façon, c’est à dire fraternellement (ensemble) et culturellement (esthétiquement), le passage à la nouvelle année 2017. Tradition bien ancrée depuis des années, l’opérette ou la comédie légère s’impose sur les scènes lyriques : les champions en sont Offenbach (Orphée aux enfers à Angers Nantes Opéra et Liège), et Johann Strauss - notre photo ci contre (Une nuit à Venise à l’Opéra de Lyon). Mais rien ne peut être comparé à l’expérience du Concert du Nouvel An à Vienne, avec le Wiener Philharmoniker, cette année piloté par le vénézuelien Gustavo Dudamel. Un événement médiatique mondiale, heureusement diffusé en direct sur France 2, le 1er janvier 2017, à partir de 11h donc. POITIERS, TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers Concert de Noël, le 11 décembre 2016. Orchestre Poitou Charentes. Le jeune chef Nicolas Simon et le pianiste Philippe Cassard offrent un bain de musique concertante éclectique : Concertos pour piano de Mendelssohn, Ravel, et Mozart, couplés à plusieurs extraits purement orchestraux, signées Delibes, Fauré, Stravinsky… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici ANGERS NANTES OPERA ANGERS, les 14, 16 et 18 décembre 2016 Offenbach : Orphée aux Enfers . Désopilante et finement caractérisée, cette production déjà vue à Nancy en décembre 2015, reprend du service à Nantes et Angers en novembre et décembre 2016, mais avec une distribution davantage engagée, dont l’engagement et le second voire troisième degré souligne combien la parodie d’Offenbach ayant décidé de détourner les héros de la mythologie grecque, sait déployer une verve théâtralement et musicalement irrésistible, entre finesse et délirante poésie. Production événement de cette fin d’année à Angers. LIRE notre critique complète du spectacle. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LYON Opéra de Lyon. Du 14 décembre 2016 au 1er janvier 2017 Johann Strauss : Une nuit à Venise. 9 représentations d’Une nuit à Venise (1883), – version Korngold (1923), bercent cette fin d’année 2016 dans la capitale des Gaules. Venise à l’époque de son carnaval est propice aux quiproquos savoureux… Sous les masques, les fantasmes rêvés, les situations incongrues, volontaires osent des rencontres brûlantes. L’opérette de Strauss fils II est certes moins connue que La Chauve Souris. Elle n’en cultive pas moins le même esprit subtil et même une douce frénésie dans la sensualité conquérante. Tous les acteurs chanteurs, croustillants personnages, sont prêts à relever les défis multiples de ce labyrinthe enchanteur, nuit vénitienne aux amours croisées : un duc volage (d’Urbino), un vieux sénateur jaloux Delacqua), son épouse trop jeune et trop jolie pour rester auprès de lui (Barbara), un séduisant neveu, un jeune cuisinier intrépide, quelques jeunes filles à marier et un barbier plein de ressources pour mener la danse… Pilotant l’ivresse des valses bien viennoises, même si l’action se passe à venise : Daniele Rustioni, futur chef permanent de l’Opéra de Lyon. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LILLE Orchestre national de Lille : Happy new Year Les 15, 20 et 21 décembre 2016. Alexandre Bloch, nouveau directeur musical. Rien de plus mordant, délicieux que la pétillante énergie de l’ouverture de Candide de Bernstein ; comme la séduction idéalement rythmée de Tahiti trot de Chostakovitch… et peut-être fredonnerez-vous un air de Porgy and Bess de Gershwin – également au programme des 15, 20 et 21 décembre à l’Auditorium Nouveau Siècle de Lille, où sous la direction de son nouveau directeur musical, Alexandre Bloch, l’Orchestre national de Lille jouera les standards les plus jazzy et irrésistibles de la musique américiane…, l’allégresse et le plaisir de vivre, vrai banquet pur USA s’invite à Lille en décembre 2016 ! C’est pour le maestro Alexandre Bloch, l’occasion de retrouver en un concert phare de la saison en cours, tous les instrumentistes de l’Orchestre Lillois, explorant tout à la fois les techniques orchestrales européennes, le jazz américain et la musique populaire, de Bernstein à Gershwin (Suite de Porgy), de Márquez (Danzon n°2) à Maxwell Davies (Mavis in Las Vegas), de Copland (Fanfare for the common man) à Stravinsky (Circus polka)… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici Programme repris en région à Maubeuge (La Luna, le 16 décembre), Carvin (Salle Rabelais, le 17), et Sainghin en Mélantois, salle des sports, le 18 à 16h). TOURS, Opéra Les 24, 28, 30 et 31 décembre 2016 Franz Lehar : Le Pays du Sourire . Nouveau directeur de l’Opéra tourangeau, Benjamin Pionnier affiche une pépite rare de Léhar, roi comme Johann Strauss II de l’opérette viennoise. Fin d’année heureuse, légère, nostalgique à TOURS, avec l’une des dernières opérettes à succès, Le Pays du sourire créé en 1929, de Franz Lear, l’auteur révélé par La Veuve joyeuse (1905). Formé à Prague (où il retrouve Dvorak), de culture et style hongrois, raffiné, élégant, Lehár devenu chef d’orchestre au Theater an der Wien, ressuscite avec brio et subtilité l’opérette que tenait pour morte depuis la mort de l’inégalable Johann Strauss II. Après la première guerre, Lehár rencontre le ténor légendaire Richard Tauber (mort en 1948) qui dans les années 1920, trentenaire au sommet de ses possibilités vocales, relance le genre opérette, et crée les dernières oeuvres de Lehár (Frasquita, 1924 ; Paganini, 1925 ; Fredericle, 1928 et donc Le pays du sourire de 1929). Das land des Lächelns / Le pays du sourire appartient à l’esprit insouciant et léger de l’Entre deux guerres : l’ouvrage est créé à Berlin au Théâtre Métropol, lequel aux premières secousses de la crise cataclysmique, réunit cependant la crème de l’élite allemande, férue de divertissements. Le Comte de Lichtenfels offre un bal à sa fille, la ravissante Lisa : son ami d’enfance Gustav lui avoue l’aimer depuis leur adolescence, mais Lisa préfère répondre aux avances du prince chinois Sou-Chong, qui rappelé en Chine, propose à Lisa de la suivre : elle accepte. A l’acte II, en Chine, Lisa mariée à Sou-Chong apprend la dure réalité de la polygamie extrême orientale… Présentation complète du Pays du Sourire de Franz Lehar. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LIEGE, Opéra royal de Wallonie Du 20 au 31 décembre 2016 Offenbach : Orphée aux enfers Sous la direction de Cyril Englebrecht, Imaginez la mythologie grecque en folie. Orphée et Eurydice forment un couple désuni qui se déteste copieusmeent. Imaginez Orphée implorant Jupiter ou Jupin (ainsi que l’Opinion Publique) de le débarrasser de sa belle. Imaginez Pluton amoureux éconduit d’Eurydice, imaginez Diane endeuillée rugissante après la mort d’Actéon, imaginez encore Jupiter dit Jupin, déguisé en mouche (grâce au malicieux Cupidon), séducteur final de la dite Eurydice : bienvenue dans le monde mythologique, détourné, déjanté du génial Offenbach (coloré de trouvailles mélodiques géniales comme le french cancan et le galop infernal du dernier tableau aux Enfers.)… Comme Nantes et Angers en France, l’Opéra royal de Wallonie à Liège affiche l’un des chefs d’oeuvre bouffons poétiques du « Mozart des boulevard ». Rien de mieux pour vivre les fêtes de fin d’année… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici
 TOULOUSE, Capitole Candide de Bernstein, du 20 au 31 décembre 2016 À mi-chemin entre Molière et Beaumarchais, Candide devait valoir à Voltaire son plus fulgurant succès de librairie. Ironique, drôle, caustique, ce petit pamphlet met le doigt sur les travers de la société, sur les hypocrisies morales et la bien-pensance affligeante, étriquée, « bourgeoise », comme sur les absurdités d’une société hiérarchisée ; où les hasards de la naissance impose l’arrogance d’incompétents irresponsable plutôt que les mérites réels de chacun. Inspiré par la vérité proclamée par Voltaire, Leonard Bernstein compose son opéra ou comédie musicale, quelques années avant le triomphe mondial West Side Story. Dans Candide (New York, 1956), Bernstein démontre un talent de mélodiste et de symphoniste hors pair, doué pour le drame comme la fièvre chorégraphique… Le Capitole de Toulouse propose une production de Candide réalisée par l’américaine Francesca Zambello TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici VIENNE, Konzerthaus Le 1er janvier 2017 — Concert du nouvel an 2017 Wiener Philharmoniker – Gala du Philharmonique de Vienne Succédant au plus grands maestro, récemment, Georges Prêtre ou Mariss Jansons, le « jeune » latino, Gustavo Dudamel dirige l’élégance orchestrale incarnée, soit le collectif légendaire insurpassable, des instrumentistes du Philharmonique de Vienne. Cette année, en collaboration avec le choeur local et aussi, les danseurs de l’Opéra de Vienne, le Concert du Nouvel An le plus médiatisé de la planète respecte la tradition en programmant les Valses des Johann Strauss père et fils, mais renouvelle aussi l’exercice avec des partitions inédites ou plus rares dans le cadre de cet exercice très courru : sang viennois de Lehar, Les Patineurs de Waldteufel, La Dame de Pique de Franz von Suppé, Les Joyeuses commères de Windsor d’Otto Nicolaï… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici

George Gershwin
(1898 – 1937)

George Gershwin (26 septembre 1898 - 11 juillet 1937) est un compositeur américain, né Jacob Gershowitz, de parents juifs immigrants russes. George Gershwin composa la plupart de ses œuvres avec son frère Ira Gershwin, parolier. Gershwin composa à la fois pour Broadway et le théâtre de concert classique, sa musique contenant des éléments provenant des deux univers. Gershwin connut également beaucoup de succès dans l'écriture de chansons populaires. Parmi ses compositions, beaucoup ont été employées au cinéma, et bien d'autres sont devenues de grands standards de jazz : des livrets ont été enregistrés par Ella Fitzgerald (mémorable enregistrement de 3 disques pour Verve, avec Louis Armstrong et l'orchestre de Nelson Riddle).



[+] Toute l'actualité (George Gershwin)
19 janv.
Classiquenews.com...
10 janv.
Classiquenews.com...
8 janv.
Carnets sur sol
20 déc.
Classiquenews.com...
14 déc.
Classiquenews.com...
26 nov.
Classiquenews.com...
10 nov.
Resmusica.com
3 nov.
Classiquenews.com...
29 oct.
Le blog d'Olivier...
21 oct.
La lettre du musi...
12 oct.
Carnets sur sol
30 sept.
Les blogs Qobuz
23 sept.
Classiquenews.com...
15 sept.
Classiquenews.com...
12 sept.
Classiquenews.com...
12 sept.
Classiquenews.com...
28 août
Classiquenews.com...
19 juil.
Classiquenews.com...
13 juil.
La lettre du musi...
12 juil.
Classiquenews.com...

George Gershwin




Gershwin sur le net...



George Gershwin »

Grands compositeurs de musique classique

Rhapsody In Blue Concerto En Fa Ira Gershwin Summertime Porgy And Bess

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...