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Musique classique et opéra par Classissima

George Gershwin

samedi 10 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

26 novembre

Opéras et concerts de NOËL 2016

Classiquenews.com - Articles Opéras et spectacles de NOEL 2016 : la sélection de CLASSIQUENEWS. Classées chronologiquement, ces productions là sont nos coups de coeur pour une fin d’année heureuse et réjouissante… POITIERS, ANGERS, LYON, LILLE, TOURS, LIEGE, TOULOUSE et VIENNE (sur France 2 à défaut de trouver encore de places au Konzerthaus), … soit 8 cités et capitales musicales vous ouvrent leurs portes. Voici les productions et spectacles de décembre 2016 à ne pas manquer, en cette fin de saison,… pour célébrer Noël et préparer de la meilleure façon, c’est à dire fraternellement (ensemble) et culturellement (esthétiquement), le passage à la nouvelle année 2017. Tradition bien ancrée depuis des années, l’opérette ou la comédie légère s’impose sur les scènes lyriques : les champions en sont Offenbach (Orphée aux enfers à Angers Nantes Opéra et Liège), et Johann Strauss - notre photo ci contre (Une nuit à Venise à l’Opéra de Lyon). Mais rien ne peut être comparé à l’expérience du Concert du Nouvel An à Vienne, avec le Wiener Philharmoniker, cette année piloté par le vénézuelien Gustavo Dudamel. Un événement médiatique mondiale, heureusement diffusé en direct sur France 2, le 1er janvier 2017, à partir de 11h donc. POITIERS, TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers Concert de Noël, le 11 décembre 2016. Orchestre Poitou Charentes. Le jeune chef Nicolas Simon et le pianiste Philippe Cassard offrent un bain de musique concertante éclectique : Concertos pour piano de Mendelssohn, Ravel, et Mozart, couplés à plusieurs extraits purement orchestraux, signées Delibes, Fauré, Stravinsky… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici ANGERS NANTES OPERA ANGERS, les 14, 16 et 18 décembre 2016 Offenbach : Orphée aux Enfers . Désopilante et finement caractérisée, cette production déjà vue à Nancy en décembre 2015, reprend du service à Nantes et Angers en novembre et décembre 2016, mais avec une distribution davantage engagée, dont l’engagement et le second voire troisième degré souligne combien la parodie d’Offenbach ayant décidé de détourner les héros de la mythologie grecque, sait déployer une verve théâtralement et musicalement irrésistible, entre finesse et délirante poésie. Production événement de cette fin d’année à Angers. LIRE notre critique complète du spectacle. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LYON Opéra de Lyon. Du 14 décembre 2016 au 1er janvier 2017 Johann Strauss : Une nuit à Venise. 9 représentations d’Une nuit à Venise (1883), – version Korngold (1923), bercent cette fin d’année 2016 dans la capitale des Gaules. Venise à l’époque de son carnaval est propice aux quiproquos savoureux… Sous les masques, les fantasmes rêvés, les situations incongrues, volontaires osent des rencontres brûlantes. L’opérette de Strauss fils II est certes moins connue que La Chauve Souris. Elle n’en cultive pas moins le même esprit subtil et même une douce frénésie dans la sensualité conquérante. Tous les acteurs chanteurs, croustillants personnages, sont prêts à relever les défis multiples de ce labyrinthe enchanteur, nuit vénitienne aux amours croisées : un duc volage (d’Urbino), un vieux sénateur jaloux Delacqua), son épouse trop jeune et trop jolie pour rester auprès de lui (Barbara), un séduisant neveu, un jeune cuisinier intrépide, quelques jeunes filles à marier et un barbier plein de ressources pour mener la danse… Pilotant l’ivresse des valses bien viennoises, même si l’action se passe à venise : Daniele Rustioni, futur chef permanent de l’Opéra de Lyon. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LILLE Orchestre national de Lille : Happy new Year Les 15, 20 et 21 décembre 2016. Alexandre Bloch, nouveau directeur musical. Rien de plus mordant, délicieux que la pétillante énergie de l’ouverture de Candide de Bernstein ; comme la séduction idéalement rythmée de Tahiti trot de Chostakovitch… et peut-être fredonnerez-vous un air de Porgy and Bess de Gershwin – également au programme des 15, 20 et 21 décembre à l’Auditorium Nouveau Siècle de Lille, où sous la direction de son nouveau directeur musical, Alexandre Bloch, l’Orchestre national de Lille jouera les standards les plus jazzy et irrésistibles de la musique américiane…, l’allégresse et le plaisir de vivre, vrai banquet pur USA s’invite à Lille en décembre 2016 ! C’est pour le maestro Alexandre Bloch, l’occasion de retrouver en un concert phare de la saison en cours, tous les instrumentistes de l’Orchestre Lillois, explorant tout à la fois les techniques orchestrales européennes, le jazz américain et la musique populaire, de Bernstein à Gershwin (Suite de Porgy), de Márquez (Danzon n°2) à Maxwell Davies (Mavis in Las Vegas), de Copland (Fanfare for the common man) à Stravinsky (Circus polka)… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici Programme repris en région à Maubeuge (La Luna, le 16 décembre), Carvin (Salle Rabelais, le 17), et Sainghin en Mélantois, salle des sports, le 18 à 16h). TOURS, Opéra Les 24, 28, 30 et 31 décembre 2016 Franz Lehar : Le Pays du Sourire . Nouveau directeur de l’Opéra tourangeau, Benjamin Pionnier affiche une pépite rare de Léhar, roi comme Johann Strauss II de l’opérette viennoise. Fin d’année heureuse, légère, nostalgique à TOURS, avec l’une des dernières opérettes à succès, Le Pays du sourire créé en 1929, de Franz Lear, l’auteur révélé par La Veuve joyeuse (1905). Formé à Prague (où il retrouve Dvorak), de culture et style hongrois, raffiné, élégant, Lehár devenu chef d’orchestre au Theater an der Wien, ressuscite avec brio et subtilité l’opérette que tenait pour morte depuis la mort de l’inégalable Johann Strauss II. Après la première guerre, Lehár rencontre le ténor légendaire Richard Tauber (mort en 1948) qui dans les années 1920, trentenaire au sommet de ses possibilités vocales, relance le genre opérette, et crée les dernières oeuvres de Lehár (Frasquita, 1924 ; Paganini, 1925 ; Fredericle, 1928 et donc Le pays du sourire de 1929). Das land des Lächelns / Le pays du sourire appartient à l’esprit insouciant et léger de l’Entre deux guerres : l’ouvrage est créé à Berlin au Théâtre Métropol, lequel aux premières secousses de la crise cataclysmique, réunit cependant la crème de l’élite allemande, férue de divertissements. Le Comte de Lichtenfels offre un bal à sa fille, la ravissante Lisa : son ami d’enfance Gustav lui avoue l’aimer depuis leur adolescence, mais Lisa préfère répondre aux avances du prince chinois Sou-Chong, qui rappelé en Chine, propose à Lisa de la suivre : elle accepte. A l’acte II, en Chine, Lisa mariée à Sou-Chong apprend la dure réalité de la polygamie extrême orientale… Présentation complète du Pays du Sourire de Franz Lehar. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LIEGE, Opéra royal de Wallonie Du 20 au 31 décembre 2016 Offenbach : Orphée aux enfers Sous la direction de Cyril Englebrecht, Imaginez la mythologie grecque en folie. Orphée et Eurydice forment un couple désuni qui se déteste copieusmeent. Imaginez Orphée implorant Jupiter ou Jupin (ainsi que l’Opinion Publique) de le débarrasser de sa belle. Imaginez Pluton amoureux éconduit d’Eurydice, imaginez Diane endeuillée rugissante après la mort d’Actéon, imaginez encore Jupiter dit Jupin, déguisé en mouche (grâce au malicieux Cupidon), séducteur final de la dite Eurydice : bienvenue dans le monde mythologique, détourné, déjanté du génial Offenbach (coloré de trouvailles mélodiques géniales comme le french cancan et le galop infernal du dernier tableau aux Enfers.)… Comme Nantes et Angers en France, l’Opéra royal de Wallonie à Liège affiche l’un des chefs d’oeuvre bouffons poétiques du « Mozart des boulevard ». Rien de mieux pour vivre les fêtes de fin d’année… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici
 TOULOUSE, Capitole Candide de Bernstein, du 20 au 31 décembre 2016 À mi-chemin entre Molière et Beaumarchais, Candide devait valoir à Voltaire son plus fulgurant succès de librairie. Ironique, drôle, caustique, ce petit pamphlet met le doigt sur les travers de la société, sur les hypocrisies morales et la bien-pensance affligeante, étriquée, « bourgeoise », comme sur les absurdités d’une société hiérarchisée ; où les hasards de la naissance impose l’arrogance d’incompétents irresponsable plutôt que les mérites réels de chacun. Inspiré par la vérité proclamée par Voltaire, Leonard Bernstein compose son opéra ou comédie musicale, quelques années avant le triomphe mondial West Side Story. Dans Candide (New York, 1956), Bernstein démontre un talent de mélodiste et de symphoniste hors pair, doué pour le drame comme la fièvre chorégraphique… Le Capitole de Toulouse propose une production de Candide réalisée par l’américaine Francesca Zambello TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici VIENNE, Konzerthaus Le 1er janvier 2017 — Concert du nouvel an 2017 Wiener Philharmoniker – Gala du Philharmonique de Vienne Succédant au plus grands maestro, récemment, Georges Prêtre ou Mariss Jansons, le « jeune » latino, Gustavo Dudamel dirige l’élégance orchestrale incarnée, soit le collectif légendaire insurpassable, des instrumentistes du Philharmonique de Vienne. Cette année, en collaboration avec le choeur local et aussi, les danseurs de l’Opéra de Vienne, le Concert du Nouvel An le plus médiatisé de la planète respecte la tradition en programmant les Valses des Johann Strauss père et fils, mais renouvelle aussi l’exercice avec des partitions inédites ou plus rares dans le cadre de cet exercice très courru : sang viennois de Lehar, Les Patineurs de Waldteufel, La Dame de Pique de Franz von Suppé, Les Joyeuses commères de Windsor d’Otto Nicolaï… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici

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10 novembre

Les Révélations classiques de l’ADAMI ont 20 ans

Paris. Auditorium de la Radio France. 4-XI-2016. Œuvres de : Gaetano Donizetti, Joseph Haydn, Gioacchino Rossini, Max Bruch, Wolfgang Amadeus Mozart, Bernd Aloïs Zimmermann, Georges Bizet, Franz Doppler, Giuseppe Verdi, Felix Mendelssohn, Ludwig van Beethoven, Léo Delibes, Joaquin Rodorigo, Giacomo Puccini, Franck Angelis, Charles Gounod, Pablo Casals, Johannes Brahms, George Gershwin, Jacques Offenbach. Avec : Clémence Barrabé, Marie-Laure Garnier, Anna Kasyan, Armelle Khourdoïan, soprano ; Héloïse Mas, Ahlima Mhamdi, mezzo-soprano ; Kevin Amiel, Julien Behr, Sébastien Guèze, ténor ; Alexandre Duhamel, Matthieu Lécroart, Jean-Gabriel Saint Martin, Marc Scoffoni, baryton ; Nicolas Baldeyrou, clarinette ; Emmanuelle Bertrand, Christian-Pierre La Marca, Yann Levionnois, violoncelle ; Mélanie Brégant, accordéon ; Mathilde Caldérini, Clément Dufour, flûte ; Romuald Grimbert-Barré, Solenne Païdassi, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon ; Romain Leleu, trompette ; Sélim Mazari, Varduhi Yeritsyan, piano ; Jérémy Pasquier, alto ; Emmanuel Rossfelder, guitare ; Olivier Stankiewicz, hautbois ; Jérôme Deschamps, mise en scène ; Orchestre national de France, Brian Schembri, direction




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3 novembre

Le Ravel allusif, éruptif de la pianiste Hélène Tysman

Le Perreux, Paris. Les 9 et 27 novembre 2016. Ravel / Echenoz… La pianiste Hélène Tysman pose une question d’actualité dans un nouveau programme, intitulé « Des Antiques aux démons », collection de pièces ravéliennes qui inspire ses prochains concerts de novembre et son nouveau disque à paraître chez Klarthe début décembre 2016. Entre 1900 et 1930, soit dans l’Entre Deux Guerres, la folie barbare, les peurs viscérales nourrissant la haine et l’intolérance, tuant la fraternité s’imposent en Europe et la détruisent de l’intérieur. « Cette machine monstrueuse s’est-elle arrêtée ? ». Dans Menuet antique ou dans La Valse, Ravel se fait l’écho d’une période violente et convulsive qui semble renaître aujourd’hui… Pour la pianiste, Ravel est un « éternel moderne », certes fasciné par la mécanique et l’horlogerie fine, la magie de l’enfance, la nostalgie, la douceur lettrée d’une érudition contemplative et fortement allusive, parfois « oiseuse » (« inutile » même comme l’a déclaré abusivement Henri de Régnier parlant pourtant aussi des délices des Valses nobes et sentimentales… ). Mais Ravel dans La Vasle révèle une toute autre conscience : cette fureur rentrée, une implosion canalisée en une forme orchestrale maîtrisée, néanmoins éruptive, portée par une claire conscience de la menace et de la barbarie. En réalité, le poète Ravel est un auteur avare de chaque note, laquelle signifie autant que les autres et exige de l’interprète un surcroît de concentration et d’éloquence pour en exprimer toute la complexité expressive. « Dans ce programme chronologique, j’ai choisi ces toutes premières œuvres, peu jouées (Menuet Antique, Menuet sur Haydn) qui laissent entendre d’emblée, son langage. Un sombre présage est pudiquement exprimé dans la folle et fulgurante ascension de Gaspard de la Nuit, augurant l’explosion finale qui s’accomplit dans La Valse », ajoute Hélène Tysman. CONCERT-LECTURE, musique & littérature. En échos à la sortie du nouveau disque, la pianiste imagine un spectacle pour le festival « Notes d’Automnes » (dirigé par le pianiste Pascal Amoyel) qui associe l’œuvre de Ravel au romancier Jean Echenoz (Prix Goncourt 1999 pour « Je m’en vais ») en un concert-lecture inédit. Avec le comédien Dominique Pinon, voix familière pour Jean Echenoz, la pianiste propose une lecture originale des textes d’Echenoz (sur Ravel) ; les pensées du compositeur filtrées par l’écrivain dans son roman biographique (« Ravel », Editions de Minuit, 2006 ) _______________ AGENDA Concerts Ravel / Echenoz par Hélène Tysman, piano Le 9 novembre 2016, Festival Notes d’Automne (Le Perreux) Le 27 novembre 2016 au Reid Hall (Paris) Le 23 novembre 2016, Verdun : Chopin, Ravel Le 24 novembre 2016, Paris, Salle Cortot : soirée spéciale du label Klarthe, présentation du disque « Des Antiques aux démons »… 7 Janvier 2017, Moulins : concert avec Francis Huster (Chopin/Musset) 25 Mars 2017, Paris, Philharmonie Orchestre Pasdeloup / Marzena Diakun 
(Gershwin Rapsodhy in Blue) + d’INFOS : 
helene-tysman.com www.klarthe.com ________________ Dans « Ravel », Jean Echenoz évoque surtout sur le ton d’une évocation fragile filigranée, parfois pleine d’humour, les dix dernières années de la vie du compositeur français Maurice Ravel (1875-1937). Extrait : « Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner. Son corps était si léger qu’en 1914, désireux de s’engager, il tenta de persuader les autorités militaires qu’un pareil poids serait justement idéal pour l’aviation. Cette incorporation lui fut refusée, d’ailleurs on l’exempta de toute obligation mais, comme il insistait, on l’affecta sans rire à la conduite des poids lourds. C’est ainsi qu’on put voir un jour, descendant les Champs-Elysées, un énorme camion militaire contenant une petite forme en capote bleue trop grande agrippée tant bien que mal à un volant trop gros. » La critique de notre rédacteur Carter Chris-Humphrey : … “Vertiges du vide. Tout en étant scrupuleusement fidèle à la réalité, l’art de l’écrivain a ce don rare de réinventer la trame du réel… Quoi de plus prodigieux et finalement de plus proche à la musique ? Retisser les fragiles et presque insignifiants détails vécus, produire une tenture recomposée qui, dans l’écriture des fils nouvellement associés, exprime au plus juste l’essence des choses et des sentiments… En réécrivant Ravel, en particulier ses dix dernières années (de décembre 1927 à décembre 1937), Jean Echenoz apporte un éclairage particulier : il sait réinventer les faits, réenchanter le fil vécu pour en distiller, fidèle à l’esprit des œuvres du compositeur, fidèle à sa personnalité secrète autant que discrète, l’esprit évanescent et la subtilité trompeuse. Ravel est donc le dixième roman de l’écrivain, né à Orange en 1947, prix Médicis en 1983, pour Cherokee ; prix Goncourt en 1999, pour Je m’en vais…. ” LIRE notre critique complète de RAVEL par Jean ECHENOZ (2006)



La lettre du musicien (Comptes rendus)

21 octobre

Poldowski et Verlaine en première mondiale à Paris

A la mairie du 3e arrondissement, l’ensemble 1904 présentait pour la première fois dans leur intégralité les mélodies de Poldowski sur des poèmes de Verlaine, dont l’une en création mondiale. Inspiré par l’Entente cordiale dont les accords furent ratifiés sous le mandat d’Emile Loubet, l’ensemble 1904 s’attache précisément à la redécouverte du patrimoine musical qu’auront produit la Grande-Bretagne et la France, ennemis réconciliés, durant la première moitié du siècle dernier. Fondée par le pianiste anglais David Jackson (actuel chef de chant de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, ancien répétiteur à l’Opéra de Cologne passé par Bayreuth et Vérone), cette jeune formation réunit la soprano Jazmin Black-Grollemund, la violoniste Angélique Charlopain et le contrebassiste Jérémie Decottignies. A son programme figuraient les mélodies d’un compositeur qui fut jadis célèbre à Londres autant qu’à Paris : Poldowski. Sous ce mot-valise, l’un de ses nombreux pseudonymes, se dissimule Irène Régine Wieniawska (1879-1932), fille du violoniste Henryk Wieniawski, élève à Paris d’André Gedalge et Vincent d’Indy, devenue Lady Dean Paul en 1901 après son mariage avec un descendant du duc de Marlborough. Personnalité fascinante, intime de Nellie Melba, George Gershwin, Jacques Thibaud, défendue sur la scène par Jascha Heifetz et Maggie Teyte (et de nos jours, par Philippe Jaroussky), elle fut également styliste et ses créations ravirent la famille royale d’Angleterre. C’est le ténor Gervase Elwes qui, en janvier 1912, lors d’un récital au Queen’s Hall, révéla ses mélodies sur des poèmes de Verlaine. Réorchestrées pour l’occasion par David Jackson, conformément à une tradition établie par Poldowski elle-même, ces pièces sont d’un intérêt historique et culturel majeur puisque la musicienne, qui se réclamait de l’école française, affronte là sur leur propre terrain ses illustres contemporains et confrères. Ainsi, Fauré (Spleen, A Clymène, Mandoline), Ravel (Sur l’herbe), Reynaldo Hahn (En sourdine, L’Heure exquise), Debussy (Fantoches, Le faune), Charles Bordes (Dansons la gigue !), Max d’Ollone (Colombine), Paul Ladmirault (A Poor Young Shepherd). Sur l’ensemble des poèmes présentés ce soir (22), dix ont été mis en musique par Poldowski seule, comme Impression fausse, Cythère, L’attente ou Crépuscule du soir mystique. Ce langage où passent quelques fantômes (Sarasate, Chausson...) demeure personnel, complexe et raffiné : des modulations savoureuses, des couleurs, du rythme, beaucoup d’esprit. Sens indéniable de la mise en scène, des cantilènes et des correspondances. Le Faune est démoniaque, En Sourdine lyrique et passionné, Colombine piquante, la Gigue irrésistible. Musicien complet, Jackson est attentif à toutes les dimensions du jeu : harmonie, mélodie, registration des plans, qualité des tempi, cohésion de l’ensemble. Fort bien soutenue par des cordes aux traits équitablement distribués, Jazmin Black-Grollemund, opératique, fait valoir un superbe timbre, une diction claire dans une vaste amplitude de nuances. Inséré au cœur d’un parcours de tons et d’humeurs habilement ménagé, le profond Andante languido de la Sonate pour violon, avec ses airs de jazz, son oscillation majeur/mineur, fut acclamé. Le moment le plus surprenant du concert demeure la révélation d’une mélodie inconnue jusqu’alors, écrite sur un texte que Fauré a retenu dans La Bonne chanson : Donc ce sera par une claire nuit d’été. Offert par Poldowski à son ami d’enfance Lazare-Lévy, lui aussi bruxellois de naissance, le manuscrit de Nous deux, retrouvé par hasard, échappa on ne sait comment au pillage et à la destruction de l’appartement du pianiste sous l’Occupation. Son interprète l’indique en connaissance : l’œuvre a des accents pucciniens. Le tout sera bientôt confié au disque (20 octobre).

Carnets sur sol

12 octobre

Les plus beaux quatuors – les nouveautés commentées

Du nouveau dans notre petite liste de conseils en matière de quatuor. Cette fois-ci, pour qu'elle soit davantage utile, un petit bilan sur chaque corpus ajouté ou enrichi. Avantage considérable dans ce répertoire : tous se trouvent en disque (et, l'exploration méthodique du répertoire étant chose récente, à peu près tous disponibles). L'originalité est déjà rare dans les concerts de quatuor, alors des corpus entiers, cela n'arrive à peu près jamais – sauf manifestation exceptionnelle, comme lorsque la Biennale de Quatuor de Paris propose une exploration minutieuse Chostakovitch-Vainberg ! Mais il faut de grands moyens et beaucoup de volonté. On ne rencontrera jamais, en dehors de ces circonstances très particulières, de concerts consacrés à un seul compositeur ; comme partie d'intégrale Beethoven éventuellement, et peut-être occasionnellement un tout-Mozart, mais le concert de quatuor est particulièrement codifié, on se doit de mélanger trois compositeurs d'esthétiques différentes. Et, pour arriver à remplir les jauges, en général des choses pas trop interlopes – le concert de quatuor étant déjà, en lui-même (à tort, d'ailleurs), la chose des initiés. Le quatuor, occulté et inaccessible comme un ossuaire montgeroldien. Alors qu'il suffit d'en pousser la porte mal scellée. Sont ainsi ajoutés ou complétés dans la liste constituée depuis octobre 2011 (dernière mise à jour en janvier 2015) : ♦ Luigi Boccherini, considéré comme le créateur du quatuor avec Haydn, et chez qui l'on trouve quelques très jolies choses à condition de se donner le temps de chercher dans un corpus foisonnant. ♦ Luigi Cherubini, qui ne se limitait nullement à l'aimable compositeur d'opéras-comiques moyens ou aux grandes fresques sacrées très impressionnantes de ses deux Requiem. Les quatuors centraux, en particulier, sont d'un enthousiasme et d'un panache très aboutis pour cette époque, lorgnant déjà vers le caractère des Mendelssohn. ♦ Allors que ce sont surtout ses pièces pianistiques (très directes, d'un beau caractère mais pas toujours profondes) qui ont conservé leur réputation, les symphonies et les quatuors de Norbert Burgmüller témoignent d'un tempérament exceptionnel – n'eût-il pas été fauché si tôt, on tenait peut-être l'une des grandes figures du siècle. ♦ J'ai déjà dit à de nombreuses reprises mon admiration effrénée pour certaines œuvres du legs à Carl Czerny (la Première Symphonie il y a déjà longtemps pour un des premiers Carnet d'écoute, le Nonette plus récemment dans les Instants ineffables ). Il figurait déjà dans la liste pour ses quatuors en ré mineur et mi mineur, à mon sens du niveau des derniers Schubert (ceux de Bruch peuvent y ressembler, mais ceux de Czerny ont, de surcroît, une qualité de facture assez équivalente) ; et voilà que je découvre il y a peu (un Carnet d'écoute en a parlé ) que Capriccio a publié non seulement ceux-là dans une nouvelle interprétation, mais y a adjoint deux autres quatuors jamais captés ! Un brin moins superlatifs, mais deux disques de quatuors de Czerny, quelle orgie ! ♦ Dans la veine assez archaïsante (au sens d'attardé) du romantisme danois, les quatuors de Christian Frederik Emil Horneman sont parmi les rares à mériter réellement le détour (même ceux de Langgaard, encore plus tard peuvent paraître ternes – alors Gade !). Le final tout de bon mozartien du deuxième quatuor est complètement hors de l'action artistique européenne de son temps (tard dans le XIXe…), mais on y trouve ce charme franc, dépourvu de tout souci de recherche, du compositeur qui fait de la musique pour elle-même, sans aucune velléité de laisser son empreinte dans le système musical. Un peu l'attitude d'Asger Hamerik . Le reste de son catalogue n'est pas dépourvu d'attraits non plus. ♦ Gros coup de cœur pour les quatuors d'Eugen d'Albert, décidément plein de surprises – surtout célèbre pour ses opéras, et essentiellement Tiefland, sa Symphonie en fa est une merveille du postromantisme élancé, ses concertos pour piano laissent la part belle à un orchestre éloquent et poétique, et ses quatuors, donc, ménagent, comme les meilleurs moments des symphonies de Franz Schmidt, un équilibre spectaculaire entre ambition structurelle germanique et simplicité d'accès avec des thèmes très simples et directs. Il en existe au moins deux versions, Sarastro SQ et Reinhold SQ, je recommande la seconde, beaucoup plus ardente (même si le dernier mouvement du 1 y est moins primesautier) ; néanmoins les deux sont très belles et n'occultent en rien les qualités de ces pages. ♦ Complété mon écoute des quatuors de Joseph Suk, très différents selon les interprétations (folklorisme du Quatuor Suk, concentration germanique du Quatuor Minguet – contre toute attente, je suis beaucoup plus convaincu par la seconde approche), mais en tout cas d'une densité et d'une finition digne des meilleurs représentants de la discipline en cette fin du XIXe siècle. Le Deuxième, moins évident, explore une veine un peu plus retorse qu'on n'associe pas d'ordinaire à Suk – quasiment autant décadent que postromantique. Voilà un compositeur, assez bien servi au disque, particulièrement mal au concert, qui ménage sans cesse des surprises si on se limite à l'image du gentil post-Smetana qui semble primer dans les consciences, et ne reflète qu'une part limitée de son legs – Zrani ! ♦ Le quatuor en la mineur de Fritz Kreisler constitue une agréable surprise : son romantisme simple, dépourvu des vanités de la virtuosité, séduit avec beaucoup de douceur. ♦ Volkmar Andreae, fameux comme chef brucknérien (rapide, extrême, cassant, ardent, exaltant la cursivité et la discontinuité, à l'opposé de ce qu'est devenue depuis la tradition brucknérienne mystico-hédoniste, assez contemplative et enveloppante), révèle des qualités très différentes comme compositeur : d'une simplicité presque néoclassique (en tout cas d'un romantisme très apaisé et consonant), son deuxième quatuor nourrit une forme de plénitude modeste, assez délectable. Le reste de sa musique de chambre (deux disques complémentaires ont paru chez Guild, mais Chandos a aussi commis au moins un disque) déroule les mêmes qualités, même si ce second quatuor en est le plus bel accomplissement. ♦ Autre figure faussement connue, Ottorino Respighi : ses trois cycles orchestraux tape-à-l'œil, son Tramonto, son opéra La Fiamma tracent un portrait commun, ou facile, qui ne rendent pas justice à tous les aspects du compositeur. Son intérêt pour les musiques des siècles précédents et sa perméabilité aux esthétiques plus décadentes ont nourri des œuvres beaucoup plus inattendues – Metamorphoseon modi XII ne ressemble à rien d'autre et constitue, je crois, une réussite assez saisissante. Sans être forcément très atypiques, ses quatuors (en particulier celui en ré mineur, le moins intéressant étant le plus célèbre, le Quartetto dorico) disposent d'une intensité certaine et explorent de belles couleurs sombres et intenses, pas dénuées de personnalité (sans ressembler au Respighi habituel). ♦ Les quatuors de Kurt Atterberg, sans révéler la face la plus spectaculaire du compositeur (qu'il faut chercher dans les deux premières Symphonies, ou dans son poème symphonique Le Fleuve , sorte de miroir augmenté de l'Alpensinfonie, concis et discursif au lieu d'étalé et contemplatif), se distinguent, dans le répertoire, par leur calme intensité. ♦ Chez Darius Milhaud, si le Premier Quatuor évoque la qualité de celui de Ravel, les suivants versent davantage dans le contrepoint un peu cursif et filandreux, de ce Milhaud qui peut écrire à l'infini des choses variées, sans qu'on perçoive bien le message ou la direction. Mais j'étais passé à côté du Deuxième, qui sans valoir le premier, explore plutôt les mêmes franges. ♦ George Gershwin a commis une délicieuse Berceuse pour quatuor, un type de miniature peu courant pour cette forme où les compositeurs ont en général à cœur de prouver leur métier et leur solidité d'écriture (témoin les quatuors de Donizetti, très accomplis, jamais pauvres comme peuvent l'être certaines portions de ses opéras). Aucune influence jazz ici, mais une brève gourmandise complètement accessible tout de même. ♦ Les très courts quatuors d'Alan Rawsthorne (dix à quinze minutes, pour une esthétique encore romantisante !) explorent une langue à la fois consonante et un peu tourmentée qui évoque assez l'atmosphère de ceux de Schoeck – en particulier le Premier. Le « Quatrième », resté inédit, s'approche davantage d'un Quinzième de Chostakovitch vif. Moins enthousiaste des deux autres (et des Variations), que je n'ai pas inclus (mais qui méritent l'écoute). Belle découverte, qui se trouve en plus par l'excellent Maggini Quartet – mais la version des Flesch chez ASV, eux spécialistes des décadents plus que des anglais, est très bonne aussi. ♦ Le corpus de Lars-Erik Larsson figurait déjà parmi les chouchous de CSS, mais je précise au passage que les Intima minatyrer , la part la plus délectable du corpus, sont en réalité une sélection du compositeur, tirées de l'ensemble plus vaste des Senhöstblad (« Feuilles de fin d'automne ») inspirées des poèmes d'Ola Hansson. Ce dépouillement serein, un brin aphoristique aussi, se pare de remarquables vertus contemplatives. ♦ L'ensemble des quatuors de Grażyna Bacewicz (prononcé Grajéna Batsévitch) documente une évolution stylistique passionnante de 1938 à 1965 : car, si elle évolue (assez logiquement) d'un style tonal sombre (dans l'esprit des opéras de Schmidt, Pfitzner ou Hindemith) vers une atonalité de fait, et de plus en plus libre, la qualité des œuvres ne semble pas du tout corrélée à l'esthétique. D'ordinaire, on se prend à regretter les expérimentations radicales qui ont peu cassé la puissance des ressorts de l'ancienne manière ; ou on trouve au contraire superflue la documentation d'œuvre écrites avant que le compositeur n'ait trouvé le style qui fait sa gloire… Ici, au contraire, les réussites semblent assez également réparties. J'aime en particulier la veine plus traditionnelle du 1 et les explorations du 4, mais chacun se dirige dans une direction légèrement différente des autres. Après de longues années d'obscurité, deux intégrales ont paru quasiment simultanément (chez Naxos et chez Chandos). Une fois n'est pas coutume, je suis davantage séduit par celle de Chandos (les timbres de l'intégrale Naxos étant un peu gris, comme dans les prises de son de leurs débuts), mais les quatuors exaltés ne sont pas exactement les mêmes dans les deux séries, qui méritent donc de toute façon le coup d'oreille. Bacewicz a aussi écrit un quatuor pour quatre violoncelles et, plus original, un autre pour quatre violons (assez réussi !). ♦ Dans le même domaine de l'atonalité douce, le quatuor de Bo Linde mérite le détour : très expressif, et sans recourir à aucun expédient auquel on associe souvent le quatuor contemporain. Simplement de la musique bien faite, qui regarde sans doute un peu vers le passé (je vois que j'avais parlé de « Schoeck souriant » à son sujet) ♦ J'avais déjà confié mon exultation à la parution des quatuors de Georg Katzer, chouchou de longue date. Je vous renvoie donc à la notule correspondante . ♦ Au fil de ma découverte (récente, en août dernier) de la musique de chambre (hors piano, déjà écouté) de Charles Wuorinen, rencontre avec les quatuors, forcément. Ils ne sont pas aussi intuitifs que le généreux Sextuor à cordes ou que le genre de Zemlinsky sériel du Second Quintette avec piano, mais ils en partagent les qualités de directionnalité et de lisibilité. Intéressant pour varier les plaisirs. [Alors que le second XXe siècle, prodigue en quatuors, s'est à mon sens heurté mécaniquement aux dominantes de langages dont l'intérêt perceptible, pour le public, est davantage l'originalité du coloris que le discours musical à proprement parler – Boulez en étant l'archétype .] ♦ Le troisième quatuor de Daniel Börtz m'avait assez fortement séduit en l'écoutant, mais c'était il y a déjà dix-huit mois, il faudrait en toute honnêteté que je le remette pour en dire quelque chose d'un minimum pertinent. Néanmoins je l'avais mis de côté pour une liste de recommandations – assez pauvre en second vingtième pour les raisons évoquées à l'instant dans le paragraphe Wuorinen, je me permets donc de souligner son inclusion et d'inviter à la découvrir… et vais m'empresser de suivre mon propre conseil après la fin de mon intégrale Saint-Saëns. L'âme de l'auditeur de quatuor, après avoir suivi les conseils de CSS. Aussi découvert, dans cette période qui nous sépare de la dernière mise à jour (oui, vous les avez assurément comptés !), de beaux quatuors d'Elgar, Delius, ou bien les Deux pièces de Copland. Mais pas marquants au point de les inclure dans ce qui devait être une sélection serrée, et est devenu une sorte d'archive des quatuors à écouter et réécouter… Pour bien faire, il faudrait commenter tous les autres corpus mentionnés, mais on voit bien la difficulté que cela poserait en temps et en format – ce serait quasiment plus un dictionnaire qu'une notule qu'il faudrait… et tant qu'à faire, avec plus de factuel et moins de subjectivité. Les dates de composition, la tonalité, les mouvements, le langage, la structure musicale interne, éventuellement la postérité… Mais pour cela, il existe déjà les volumes de Fournier – que je n'ai pas suffisamment lus pour mesurer s'ils incluent largement les titres que je suggère (ce ne serait pas une faute, une large part a paru durant notre récent âge d'or discographique, avec profusion de petits labels explorateurs, il aurait donc fallu dégoter toutes ces partitions, là aussi difficilement accessibles avant l'ère numérique absolue). Dans l'attente, retrouvez ici la guirlande complète des conseils en quatuor.

George Gershwin
(1898 – 1937)

George Gershwin (26 septembre 1898 - 11 juillet 1937) est un compositeur américain, né Jacob Gershowitz, de parents juifs immigrants russes. George Gershwin composa la plupart de ses œuvres avec son frère Ira Gershwin, parolier. Gershwin composa à la fois pour Broadway et le théâtre de concert classique, sa musique contenant des éléments provenant des deux univers. Gershwin connut également beaucoup de succès dans l'écriture de chansons populaires. Parmi ses compositions, beaucoup ont été employées au cinéma, et bien d'autres sont devenues de grands standards de jazz : des livrets ont été enregistrés par Ella Fitzgerald (mémorable enregistrement de 3 disques pour Verve, avec Louis Armstrong et l'orchestre de Nelson Riddle).



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