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Musique classique et opéra par Classissima

George Gershwin

lundi 24 juillet 2017


Classiquenews.com - Articles

22 juin

Télé. Juillet 2017 sur ARTE : Carmen, Pinocchio, Tannhäuser

Classiquenews.com - Articles Télé. Juillet 2017 sur ARTE. Concert engagé du ténor Juan Diego Florez à Vienne, et récital à Baden Baden ; opéras à Aix : la nouvelle Carmen déjantée, décalée de Dmitri Tcherniakov et Pinocchio, création mondiale de Philippe Boesmans… sans omettre The Rake’s Progress de Stravinsky et le Tannhäuser de Castellucci à Munich (avec Klaus Florian Vogt), l’été n’est pas seulement chaud sur Arte, il est aussi éclectique, accessible, divers. Retrouvez ici nos 9 temps forts de juillet 2017 sur ARTE : Dimanche 2 juillet 2017, 12h30 RECITAL JUAN DIEGO FLOREZ & FRIENDS IN CONCERT FOR SINFONIA POR EL PERU Le ténor péruvien Juan Diego Florez, adulé comme une star dans son pays, a monté cette soirée de gala au profit de son association, qui permet aux enfants de son pays d’accéder à la musique. Le concert est organisé en faveur de l’association Sinfonía por el Perú, un organisme caritatif fondé et investi au Pérou pour permettre aux enfants d’origine modeste de faire de la musique (c’est le principe du Sistema au Venezuela). Le ténor a réuni au Wiener Staatsoper des artistes qui jouissent comme lui d’une certaine notoriété : les sopranos Valentina Nafornita et Aida Garifullina, le ténor Vittorio Grigolo, le baryton-basse Luca Pisaroni et la basse Ildar Abdrazakov. Tous, à tour de rôle et en duos, interprètent des airs emblématiques de Mozart, Massenet, Puccini, Offenbach et Rossini, accompagnés par le Harmonia Symphony Orchestra, composé de jeunes instrumentistes originaires du Pérou, de Colombie, de Turquie et d’Afrique du Sud, et par des musiciens du Wiener Philharmoniker. La musique rapproche les nations, gomme les disparité, veille à l’équilibre social. On ne peut que souscrire à un tel projet. Jeudi 6 juillet, à 20h55 Carmen - en léger différé du Grand Théâtre de Provence Au Festival d’Aix, “Carmen” n’a été représenté qu’une seule fois en 1957. 60 ans plus tard, le chef ibérique Pablo Heras-Casado, remarqué in loco en 2014 pour « la Flûte enchantée », choisit Carmen avec l’Orchestre de Paris, sur la scène du Grand Théâtre de Provence. Après « Don Giovanni » monté en 2010 (et guère apprécié par ses coupures intempestives dans la continuité du drame comme sa relecture névrotique familiale du drama giocoso mozartien), le metteur en scène Dmitri Tcherniakov, connu pour ses relectures iconoclastes qui n’ont rien à faire de la musique mais privilégient toujours (trop) le théâtre et le jeu d’acteurs), revient à Aix pour une « Carmen » qui s’annonce inédite. Dans tous ses spectacles, Dmitri Tcherniakov affirme un univers extrêmement fort, constitué d’images réalistes et nourri de références cinématographiques où la notion de «cadre» est importante, ainsi que celle de montage, y compris dans l’usage de sous-titres spécifiques. Il s’efforce de donner une crédibilité et une forte intensité aux personnages ainsi qu’aux situations pour le public d’aujourd’hui, ce qui le conduit à prendre des libertés plus ou moins grandes avec les livrets et la musique. Souvent chez lui, ce qui disent musique et texte, est contredit par le travail visuel et dramaturgique. D’autant que pour encore créer le buzz et montrer de quoi il est capable, Tchiernakov privilégiera une vision noire, acide, sexuellement déjantée de cette Carmen aixoise, qui est sa première Carmen à l’opéra. Pour donner une véritable épaisseur humaine aux personnages du livret de Meilhac et Halévy, Tcherniakov a décidé de montrer l’histoire de Carmen en adoptant le point de vue de Don José, renouant ainsi avec la nouvelle de Mérimée dont est tiré l’opéra de Bizet. DON JOSÉ, EN PANNE SEXUELLE… Don José forme un couple avec Micaëla, conformément à ce que nous apprend l’opéra, dans les premières scènes d’exposition, mais il a perdu tout désir sexuel. C’est la raison pour laquelle Micaëla le conduit dans un lieu à vocation thérapeutique où, par le biais de scènes jouées et de jeux de rôle, l’équipe soignante tente de réchauffer son désir et de rallumer la libido du fiancé (Ne serait-ce pas plutôt le point de vue de Micaëla qui est ici favorisé : ciel, mon fiancé peut-il me satisfaire ?). Le spectacle se situe donc dans un décor unique, vaste lieu avec de multiples entrées, recoins et fenêtres (donnant notamment sur une galerie au premier étage). Là, se déroulent les différentes scènes de l’opéra, qui ont toutes une charge fantasmatique : scènes de garnison, flirt avec les cigarières, surtout apparition d’une séductrice vénéneuse, exerçant une forte attraction sexuelle – c’est Carmen ! La figure fictionnelle va s’employer à soigner Don José par ses danses et scènes de séduction. Pour attiser le désir de José pour Micaëla, il faut que le jeune soldat frétille avec la cigérière, véritable allumeuse…Don José lui-même n’est pas conscient et toutes les scènes qu’il vit sont factices. La brûlante passion qu’il va éprouver pour Carmen, ainsi que ses emportements jaloux et sa violence, font dérailler le jeu, jusqu’à la tragique scène finale… Pris au piège d’une thérapie qui devait le soigner, José entraîne Micaëla dans un scénario à la fois scabreux et cynique. Voire ridicule selon la réalité ce ce que verront les spectateurs aixois. Réalisateur : Andy Sommer (Durée envisagée : 3h) Dimanche 9 juillet, 12h30 Puccini, Gershwin et Massenet à Baden-Baden Le Festspielhaus de Baden-Baden entretient une belle complicité entre deux jeunes solistes de talent : la soprano russe Olga Peretyatko qui interprète notamment des arias de Gounod et Massenet, et la pianiste vénézuélienne Gabriela Montero, laquelle donne sa version très incarnée de la Rhapsody in blue de Gershwin. Les deux femmes interprètes se retrouvent enfin pour nous offrir la “Canzone di Doretta », extraite de l’opéra de Puccini La Rondine.
Olga Peretyatko est originaire de Saint-Pétersbourg, où elle a commencé ses études musicales avant de se perfectionner à Berlin. Cette interprète du belcanto réussit une étonnante synthèse entre expression poétique et virtuosité technique, capable de coloratures vertigineuses. Le public français l’a découverte en 2011 aux Folles Journées de Nantes, puis dans Le Rossignol de Stravinsky à Aix-en Provence. Née à Caracas, Gabriela Montero s’est taillée une solide réputation grâce à sa maîtrise de l’art de l’improvisation. Dimanche 9 juillet, à 20h en livestream sur Arte Concert Pinocchio Depuis que l’écrivain Carlo Collodi l’a fait sortir de son imagination et Geppetto d’un morceau de bois, le pantin Pinocchio s’est vu sans cesse transformé, adapté, revisité. L’homme de théâtre Joël Pommerat en fait un personnage d’opéra, dans une collaboration avec le compositeur Philippe Boesmans dont l’univers musical chamarré semble taillé sur mesure pour le petit personnage de bois. Le jeune Pinocchio doit conquérir son humanité : devenir un garçon digne de ce nom signifie dominer ses passions, ses désirs, vaincre l’illusion des plaisirs, les délices de la paresse. D’autant que très manipulable la jeune âme de bois est aussi particulièrement naïve. Or dans l’ombre guette toujours d’habiles menteurs, des mages manipulateurs prêts à la dépouiller et le vendre pour une petite pièce. Le fil de l’intrigue souligne en deux volontés parallèles fortes, le désir du pantin à devenir garçon ; la passion de son père le sculpteur pour avoir un enfant en fondant tous ses espoirs sur la marionnette douée de vie. L’histoire devient poème universel qui cible le profond cynisme des hommes (la réalité à laquelle se heurte Gepetto le père face à la société qui le soumet) et la féerie pour s’en dégager (le monde de Pinocchio). Dans le rôle titre de cette création événement pour le festival d’Aix 2017, est réalisé par la jeune et brillante mezzo français Chloé Briot que CLASSIQUENEWS avait déjà remarquée dans le rôle de LITTLE NEMO, précédente création distingué par le CLIC de classiquenews 2017 (voir notre reportage en 2 parties : LITTLE NEMO présenté créé par Angers Nantes Opéra) … En direct du Grand Théâtre de Provence Opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat d’après Carlo Collodi Direction musicale : Emilio Pomarico / Mise en scène : Joël Pommerat Avec Stéphane Degout, Vincent Le Texier, Chloé Briot, Yann Beuron, Julie Boulianne, Marie-Eve Munger, Orchestre Klangforum Wien Dimanche 9 juillet, à 22h25 WAGNER : Tannhäuser et le tournoi des chanteurs À la Wartburg Après avoir succombé pendant des mois à la passion auprès de Vénus, le chanteur Tannhäuser souhaite retrouver sa liberté et expier ses péchés. Songeant à se rendre à Rome, il apprend que le landgrave organise un concours de chant et offre la main de sa nièce Elisabeth au vainqueur. Amoureux de la jeune femme, le héros accepte donc d’y participer. Comment un simple mortel peut-il préférer à l’immortalité aux côtés de Vénus, l’amour d’une jeune femme à conquérir par la magie et la maîtrise de son chant ? Derrière l’intrigue romantique et médiévale, se cache un véritable manifeste esthétique et artistique dans lequel Richard Wagner, au moment où Robert Schumann (Genoveva contemporaine) redéfinit l’opéra romantique allemand, précise la place et la mission de l’artiste à la fois démiurge et guide dans la société. Evidemment Tannhäuser est Wagner ; le chantre conquérant audacieux prêt à rompre les vieilles coutumes conservatrices incarne le sang neuf d’un futur à bâtir. Wagner en mettant en scène un concours de chant (ce qu’il fera ensuite avec sa comédie, Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg), définit aussi ce que doit être les qualités de la musique moderne, celle qu’il défend lui-même. Eternelle querelle des anciens et des modernes, et qui apporte à la réalisation de l’opéra, un souffle dramatique intense et haletant; car il s’agit aussi de la quête personnelle du poète héros pour son salut. Sera-t-il pardonné ? Cet opéra de Richard Wagner, qui fait référence à des ménestrels du Moyen-Âge tels que Wolfram von Eschenbach ou Walther von der Vogelweide, aborde à travers l’histoire de Tannhäuser le tiraillement entre amour sacré et amour profane. Dans une mise en scène de Romeo Castellucci, connu pour ses univers suggestifs, la soprano Anja Harteros incarne Elisabeth aux côtés du ténor Klaus Florian Vogt dans le rôle-titre. Wolfram est interprété par le baryton Christian Gerhaher, Vénus par la soprano Elena Pankratova et le landgrave par Georg Zeppenfeld. À la tête de l’orchestre, Kirill Petrenko, directeur musical de l’Opéra d’État de Bavière et futur chef principal de l’Orchestre philharmonique de Berlin. Mardi 11 juillet 2017 à 22h En direct de l’Archevêché Aix en Provence The Rake’s Progress Opéra en trois actes de Igor Stravinski Livret de Wystan Hugh Auden et Chester Simon Kallman d’après William Hogarth / Direction musicale Daniel Harding / Mise en scène : Simon McBurney / Avec Leah Hausman : Ann Trulove / Julia Bullock : Tom Rakewell, Paul Appleby : Nick Shadow / Kyle Ketelsen : Trulove / David Pittsinger : Mother Goose / Hilary Summers : Baba la Turque / Andrew Watts: Sellem / Alan Oke : Keeper of the Madhouse / Nick Shadow : Evan Hughes Choeur : English Voices / Orchestre de Paris Installé aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, Igor Stravinski découvre la suite de tableaux du peintre anglais William Hogarth baptisée The Rake’s Progress qui retrace la vie dissolue d’un libertin dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. Stravinski a l’idée d’en tirer un opéra. Simon McBurney, homme de théâtre majeur de notre temps, et le chef Daniel Harding proposent une relecture de cette partition, entre distance amusée et émotion vraie. Dimanche 23 juillet à 12h30 Smetana « Ma patrie » L’orchestre de la Philharmonie tchèque interprète le chef-d’œuvre de Smetana. Chaque année, le Festival du printemps de Prague s’ouvre le 12 mai, jour anniversaire de la mort du compositeur Bedrich Smetana (1824-1884), avec l’interprétation de Má vlast (“Ma patrie”), son magistral cycle de poèmes symphoniques. L’édition 2014 n’a pas dérogé à la tradition : c’est l’orchestre de la Philharmonie tchèque, sous la direction de Jirí Belohlávek, qui a eu le privilège de faire résonner ce chef-d’œuvre national dans la Maison municipale de Prague, au superbe décor Art nouveau. ARTE fait revivre les plus beaux moments de ce concert, notamment l’inoubliable Vltava, point d’orgue du cycle. Dimanche 30 juillet à 12h30 Le livre des madrigaux Les plus beaux airs polyphoniques de la Renaissance européenne interprétés par l’ensemble Amarcord. Depuis le cadre enchanteur de la Villa Godi Malinverni, édifiée par Palladio près de Vicence, l’ensemble vocal masculin Amarcord interprète avec virtuosité les plus beaux airs polyphoniques de la Renaissance européenne, composés notamment par John Dowland, Josquin des Prés ou Orlando di Lasso. Accompagné de Hille Perl à la viole de gambe, Lee Santana au théorbe et Michael Metzler aux percussions, Amarcord nous offre un voyage au XVIe siècle plein d’humour et d’émotion. Dimanche 30 juillet à 1h10 Monsieur Butterfly – Barry Kosky et l’opéra Né en 1967 à Melbourne, le metteur en scène Barrie Kosky présente ses créations dans les plus prestigieuses salles du monde et dirige depuis 2012 l’Opéra-comique de Berlin. Tombé sous le charme de l’opéra à l’âge de sept ans lors d’une représentation de Madame Butterfly, l’Australien aux origines juives hongroises, polonaises et russes est réputé pour sa capacité à jongler entre des mises en scène exigeantes et d’autres plus divertissantes. Au cours d’une même année, Barrie Kosky s’est ainsi attelé à des œuvres aussi éclectiques que Carmen, classique de Bizet, à l’Opéra de Francfort, Le Nez de Chostakovitch au Royal Opera House de Londres et une version radicale et politisée des Maîtres chanteurs de Nuremberg au Palais des festivals de Bayreuth. Ce film nous plonge dans les coulisses de ces différentes productions. A venir : Arte, les temps forts d’août 2017

Le blog d'Olivier Bellamy

9 juillet

Nicole Croisille, l’insubmersible

« madeleines » BACH-JACQUES LOUSSIER / goldberg variation N°1. GERSHWIN-NINA SIMONE / I loves you porgy SIBÉLIUS / valse triste opus 44. « quatre choix »DEBUSSY/ suite bergamasque, clair de lune, adante CHOSTAKOVITCH/ “tahiti trot » (”tea for tow”) WEILL-NINA HAGEN / “die balladen von der sexuellen Hörigkeit” (opéra de quatre sous) LLOYD WEBBER/ requiem, “pie jesus »




La lettre du musicien (Comptes rendus)

8 juin

Dix ans de découverte de jeunes talents pour les Musicales de Bagatelle

Pour le concert, point d’orgue de leur 10e anniversaire, Les Musicales de Bagatelle ont quitté le bois de Boulogne pour aller de l’autre côté de Paris : au Parc floral. Ce rendez-vous privilégié pour les mélomanes était une nouvelle fois l’occasion de découvrir des talents prometteurs et confirmés, soutenus par la Fondation d’entreprise Banque populaire.Saluons d’abord la présentation des artistes et du programme par la marraine, la harpiste Marielle Nordmann : délicate, radieuse, bienveillante surtout et même drôle, souvent. Saluons également un aspect aussi souvent négligé que fondamental : la qualité en tout point remarquable de l’amplification en plein air. Les haut-parleurs préservent les timbres, offrant des détails sonores sans anicroche grésillante. Quelques-uns des temps forts de ce concert qui a réuni de très nombreux artistes. Le piano, seul ou en formation de chambre, était bien présent, avec Tristan Pfaff (allongeant et amenuisant le son à l’envie) en accompagnant la violoniste Eléonore Darmon dans des extraits de Porgy and Bess de Gershwin, ou à quatre mains avec Yannaël Quenel dans le Galop infernal d’Orphée aux Enfers (Offenbach). Les pianistes Sélim Mazari et Paolo Rigutto mêlent les sons des Danses polovtsiennes du Prince Igor de Borodine comme s’emboîtent les formes oblongues des deux pianos à queue, tandis que l’harmonie d’Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel sur la Vocalise de Rachmaninov tient à leur grande proximité sonore et physique, la violoncelliste étant presque adossée au piano. Violoncelle et piano encore avec l’Elégie de Fauré par Ivan Karizna (tout juste arrivé de Bruxelles où il a décroché la cinquième place au concours Reine-Elisabeth) et Pierre-Yves Hodique : le jeune violoncelliste, inspiré et vibrant sur son manche, avant même que le crin n’accroche la corde de son instrument et la corde sensible du public, notamment dans des réponses de phrases subito piano intensément recueillies. Découverte de talents et programme grand public savent aussi s’harmoniser avec création : l’œuvre originale pour harpe seule Le Triomphe de la musique (d’après Chagall) permet à Sasha Boldachev de balayer l’instrument (y compris dans des percussions sur le bois) avec des ostinati qui laissent également s’épanouir de belles mélodies pentatoniques. Dans ce catalogue à la Prévert des instruments, l’accordéon est aussi présent, secoué par la frénésie de Basha Slawinska sur les Asturias d’Albeniz. Cette rencontre Bagatelle est aussi l’occasion pour les récents lauréats de partager la scène avec leurs aînés, des invités d’expérience tels que Patrice Fontanarosa au violon, le bandonéon d’Eduardo Garcia, et même les numéros de claquettes de Fabien Ruiz. Le concert s’achève en apothéose. Les huit pianistes se serrent sur deux instruments pour interpréter le Galop de Lavignac. Dix ans obligent : tous les artistes se réunissent en un thème et variations final autour de la mélodie Joyeux Anniversaire : à la viennoise, en ragtime jazz, tango, tzigane. (4 juin)

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25 mai

Aldo Ferraresi, maître oublié du violon

Aldo Ferraresi, « Le Gigli du violon – Enregistrements 1929-1973 inédits » (premier volume de la série « L’Art du violon »). Œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) ; Niccolò Paganini (1782-1840) ; Antonio Bazzini (1818-1897) ; Mario Guarino (1900-1971) ; Piotr Tchaïkovski (1840-1893) ; Stjepan Šulek (1914-1986) ; Antonín Dvořák (1841-1904) ; Alfredo D’Ambrosio (1871-1914) ; Edward Elgar (1857-1934) ; William Walton (1902-1983) ; Arthur Benjamin (1893-1960) ; Jean Sibelius (1865-1957) ; Dmitri Chostakovitch (1906-1975) ; Aram Khatchatourian (1903-1978) ; Carlo Jachino (1887-1971) ; Salvatore Allegra (1897–1993) ; Franco Mannino (1924-2005) ; Johannes Brahms (1833-1897) ; Gabriel Fauré (1845–1924) ; Eugène Ysaÿe (1858-1931) ; Richard Strauss (1864-1949) ; Pablo de Sarasate (1844-1908) ; Joaquín Turina (1882-1949) ; Franco Alfano (1876-1954) ; Karl Höller (1907-1987) ; George Gershwin (1898-1937) ; Claude Debussy (1862-1918) ; Leopold Godowsky (1870-1938) ; Fritz Kreisler (1875-1962) ; Maurice Ravel (1875-1937) ; Christoph Willibald Gluck (1714-1787) ; Igor Stravinsky (1882-1971) ; Carl Maria von Weber (1786-1826) ; Anton Arensky (1861-1906) ; Felix Mendelssohn (1809-1847) ; Gennaro Napoli (1881-1943) ; Joseph Achron (1886-1943) ; Johann Sebastian Bach (1685-1750) ; Franz Liszt (1811-1886) ; Franz Schubert (1797-1828). Aldo Ferraresi, violon. Augusto Ferraresi, piano (fils d’Aldo) ; Marco Martini, piano ; Ernesto Galdieri, piano ; Prospero Ferraresi, piano (frère d’Aldo) ; Carlo Vidusso, piano ; Giorgio Favaretto, piano. Enrica Alberti, soprano. Quartetto di San Remo. Ainsi que de nombreux orchestres et chefs d’orchestres. 18 CD Rhine Classics. Enregistré entre 1929 et 1973 à Naples, Zurich, Rome, Milan, Nice, Bâle, Londres, Turin. Notices en anglais. Durée : 20 heures.



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12 mai

Compte-rendu, concert. Paris, Philharmonie, le 9 mai 2017. Adams, Tchaïkovski, Hahn / ON Lyon / Leonard Slatkin

Compte-rendu, concert. Paris, Philharmonie, le 9 mai 2017. Adams, Tchaïkovski, Berlioz. Hilary Hahn (violon), Leonard Slatkin (direction), Orchestre national de Lyon. Proposant un programme très contrasté (trois œuvres, trois époques, trois styles différents), c’est avec une pièce contemporaine du compositeur américain John Adams, The Chairman Dances, que débute ce soir le concert à la Philharmonie de Paris. Jouant sur de subtils décalages entre les instruments, la mise en place de cette pièce exige une précision impeccable, assurée de bout en bout par Leonard Slatkin à la tête de l’Orchestre national de Lyon. Sur un ostinato rythmique passant d’une voix à l’autre, trahissant l’influence du courant minimaliste, chaque intervention se fait par petite touches, à l’image des innombrables points de couleur d’un tableau de Seurat. Différents thèmes se succèdent, dans lesquels Adams se réfère aux multiples influences qui font la musique américaine, depuis le jazz de Gershwin jusqu’aux musiques hollywoodiennes de Bernard Herrmann. Mais on perçoit aussi par moments des harmonies qui nous rappellent le compositeur anglais Michael Nyman, contemporain de Adams et influencé comme lui par la musique minimaliste. La pièce se termine dans un grand decrescendo où les instruments disparaissent les uns après les autres, pour ne plus laisser entendre que l’ostinato aux percussions, jusqu’à extinction totale du son. Vient ensuite le Concerto pour violon de Tchaïkovski, porté par la soliste américaine Hilary Hahn. Après une introduction orchestrale dynamique et percutante, le violon solo entre en scène. Quel son ! Quelle précision dans les attaques ! Quelle netteté dans chaque note ! Hilary Hahn apporte un soin à chacun de ses gestes, longuement étudiés et scrupuleusement travaillés. La jeune femme, prodige du violon, joue avec ce quelque chose qui semble nous dire que le talent ne suffit pas : à l’entendre, on prend conscience des heures de répétition nécessaires en amont pour obtenir une telle perfection dans la sonorité. Au-delà de l’aspect technique, Hilary Hahn est également capable de s’approprier la partition en y apportant sa propre interprétation, sa propre vision de l’œuvre qu’elle nous fait partager. Avec elle, la musique prend son temps, respire, et gagne tout son sens. À ses côté, Leonard Slatkin affiche une sereine décontraction, attentif à sa soliste, suivant les inflexions de ses phrases et respectant ses temps de pause. Après un premier mouvement haut en couleurs, le second laisse place à la douce plainte d’une mélodie typiquement russe. Au son feutré de son violon en sourdine, Hilary Hahn nous emmène cette fois dans un monde empli de poésie. Avec ses phrases, ses respirations, ses intonations, c’est une véritable histoire qu’elle nous raconte. Dialoguant avec elle, l’orchestre manque par moments d’un soupçon de subtilité et de douceur dans ses réponses, parfois un peu trop brusque dans les attaques. On retient cependant un solide quatuor des bois solistes, irréprochables du début à la fin. Sans transition, le deuxième mouvement enchaîne avec le troisième, un Allegro vivacissimo tournoyant de virtuosité. Ovationnée par le public (qui n’avait d’ailleurs pu se retenir de l’applaudir dès la fin du premier mouvement…), Hilary Hahn nous gratifie d’un extrait de la Partita n°3 de Bach, compositeur cher à son cœur, avant de quitter la scène. Enfin, la Symphonie fantastique de Berlioz vient clore le programme de la soirée. Aucun qualificatif ne saurait mieux exprimer la teneur de cette œuvre que celui de « fantastique » : originale dans sa forme de symphonie à programme, inédite pour l’époque, entêtante dans son idée fixe qui revient sans cesse sous différentes formes, innovante dans son orchestration. Chaque mouvement nous entraîne dans un univers irréel, au son des harpes virevoltantes du bal, des effets d’échos entre le cor anglais et le hautbois en coulisse (au balcon pour l’occasion…) dans l’univers pastoral de la scène aux champs, et surtout des cloches (cette fois jouées en coulisse) soutenant le thème implacable du Dies Irae dans le sabbat final. Tout au long de l’œuvre, Leonard Slatkin fait preuve d’une maîtrise incontestable des plans sonores : un simple geste de la main gauche suffit à imprimer à l’orchestre, de manière immédiate, la nuance adéquate, depuis le fortissimo au pianissimo subito. Passé le délire et l’exubérance du dernier mouvement, le chef nous ramène un peu de douceur avec, en bis, la Barcarolle des Contes d’Hoffmann d’Offenbach, faisant délicatement écho au bal de la Symphonie de Berlioz. ____________________ Compte rendu concert. Paris, Philharmonie – Grande salle Pierre Boulez, le 9 mai 2017. John Adams (1947) : The Chairman Dances, Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Concerto pour violon en ré majeur op. 35, Hector Berlioz (1803-1869) : Symphonie fantastique op. 14. Hilary Hahn (violon), Orchestre national de Lyon. Leonard Slatkin, direction.

George Gershwin
(1898 – 1937)

George Gershwin (26 septembre 1898 - 11 juillet 1937) est un compositeur américain, né Jacob Gershowitz, de parents juifs immigrants russes. George Gershwin composa la plupart de ses œuvres avec son frère Ira Gershwin, parolier. Gershwin composa à la fois pour Broadway et le théâtre de concert classique, sa musique contenant des éléments provenant des deux univers. Gershwin connut également beaucoup de succès dans l'écriture de chansons populaires. Parmi ses compositions, beaucoup ont été employées au cinéma, et bien d'autres sont devenues de grands standards de jazz : des livrets ont été enregistrés par Ella Fitzgerald (mémorable enregistrement de 3 disques pour Verve, avec Louis Armstrong et l'orchestre de Nelson Riddle).



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