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Musique classique et opéra par Classissima

George Gershwin

mercredi 22 mars 2017


La lettre du musicien (Comptes rendus)

13 mars

Prades fête Michel Lethiec au théâtre des Champs-Elysées

La lettre du musicien (Comptes rendus)Pour célébrer son 70e anniversaire, Michel Lethiec, le directeur artistique du Festival de Prades, avait concocté cette fête de la musique et de l’amitié. Au programme, Beethoven, Debussy, Gershwin, Schubert, Penderecki, sans oublier de nombreux clins d’œil au père fondateur de ce rendez-vous incontournable des mélomanes : Pablo Casals.Emouvante et enjouée, la soirée fut une réussite. Venu fêter son anniversaire en excellente compagnie (familiale, même, les circonstances l’exigent !), Michel Lethiec mène sa troupe avec plaisir et générosité, s’associant à chacune ou presque des pièces du programme. Et quelle fête en effet... Ni une démonstration, ni un rituel empesé : un authentique esprit de musique de chambre, le plaisir de régaler l’auditoire dans un répertoire dense, diversifié. D’abord le Trio op.11 de Beethoven : piano virtuose, variations allègres et savoureuses tissées sur un thème d’opéra qui fut célèbre à Vienne, maîtrise impressionnante d’Arto Noras, archet flamboyant, main gauche virevoltant sur la touche. Puis les vingt sections du vaste Octuor en fa de Schubert, avec sa veine populaire, sa joie, ses rythmes de danse qui vous propulsent dans un beisl des faubourgs de Vienne, André Cazalet l’emplissant de son cor riche, mélodieux et puissant. Après l’entracte, retour à Paris avec le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, arrangé par Arnold Schoenberg. Le quatuor à cordes en demeure le noyau, la contrebasse s’y agrège. Les vents les rejoignent, la harpe s’y transforme en piano et le piano qui peut tout en bien d’autres timbres, Itamar Golan en confiant le soin à Natsuko Inoue pour se charger lui-même de l’harmonium Mustel. Quelle splendeur, comme tout cela sonne, initié par les phrases souples et sinueuses de Patrick Gallois, qui choisit une flûte en ébène ! Vient un moment plus solennel : Michel Lethiec s’avance seul pour offrir le Prélude de Penderecki. Profonde, virtuose, très exigeante (subtilités de jeu et d’attaques, sollicitation de la colonne d’air), cette boucle de musique moderne se referme sur elle-même après avoir gravi des sommets. Mais la clarinette chante encore dans le Larghetto du Quintette de Mozart. Quelles inflexions... Emotion de ces pages sublimes, de ce dialogue qui change la conque du théâtre en un salon, et voit un père s’associer joliment à ses filles, formées à la meilleure école de phrasé, parfaites d’intonation. A trois temps, en allant, sans effets de rubato : de la musique pure, qui respire, sent et conduit les arcs comme il sied. En hommage à Pablo Casals, voici la Danse des elfes de David Popper, qui sert là « d’épreuve publique du feu » à une lauréate de l’Académie de Prades. On pense, toutes choses égales, à Zigeunerweisen qui fut un rite initiatique pour Emanuel Feuermann à la Philharmonie de Berlin. Présentée par son maître, environnée de ses camarades, la jeune demoiselle efface vite un sourire intimidé pour faire merveille, spiccato assoluto, audacieuse, concentrée. Ovation de la salle. François Salque, orfèvre au vibrato élégant, d’une sonorité dénuée de nasalité, regagne le cœur du groupe pour entonner le Chant des oiseaux qui fut le cri de reconnaissance des Républicains espagnols en exil. Superbe image d’une tradition qui se maintient grâce au travail pédagogique du festival. Pour le bouquet final, la Suite de concert pour clarinette et cordes que Franck Villard réalisa au départ du Porgy and Bess avec l’autorisation exceptionnelle des ayants droit de Gershwsin. Commande de Michel Lethiec, cette synthèse est la seule au monde qui respecte l’intégrité formelle et la chronologie de la partition originale, sans ajout ni déformation. Summertime, I Got Plenty O’ Nuttin’, It Ain’t Necessarily So (superbement initié par le violoncelle impeccable de Damien Ventula), A Woman Is a Sometime Thing, My Man’s Gone Now... Quel engagement, quel bariolage d’humeurs, quel swing ! Jurek Dybal pulse le tout en jazzman. Distribuant la parole (car chaque personnage fait bien entendre sa voix : quelles interventions d’Olivier Charlier !), Michel Lethiec s’y mue parfois en Giora Feidman, assurant la cohésion de l’ensemble, vif, irrésistible, avec juste ce qu’il faut de show importé de Broadway. Acclamant la fine équipe, le public n’hésita pas à chanter Joyeux Anniversaire en l’honneur du maître des lieux quand les musiciens, réunis pour le salut final, en lancèrent tout à coup la joie à l’invitation d’Itamar Golan. (11 mars)

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11 mars

Pierre Fournier, respect absolu de l’esprit et du style

PIERRE FOURNIER EDITION - Intégrale des enregistrements chez Deutsche Grammophon, Decca et Philips. Œuvres de Johann Sebastian Bach (1685-1750), Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Ernest Bloch (1880-1959), Luigi Boccherini (1743-1805), Johannes Brahms (1833-1897), Max Bruch (1838-1920), Frédéric Chopin (1810-1849), François Couperin (1668-1733), Claude Debussy (1862-1918), Antonín Dvořák (1841-1904), Sir Edward Elgar (1857-1934), Gabriel Fauré (1845-1924), César Franck (1822-1890), François Francoeur (1698-1787), George Gershwin (1898-1937), Charles Gounod (1818-1893), Edvard Grieg (1843-1907), Joseph Haydn (1732-1809), Édouard Lalo (1823-1892), Felix Mendelssohn (1809-1847), Joaquín Nin (1879-1949), Niccolò Paganini (1782-1840), David Popper (1843-1913), Nikolai Rimsky-Korsakov (1844-1908), Camille Saint-Saëns (1835-1921), Franz Schubert (1797-1828), Robert Schumann (1810-1856), Richard Strauss (1864-1949), Igor Stravinsky (1882-1971), Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893), Antonio Vivaldi (1678-1741), Carl Maria von Weber (1786-1826). Pierre Fournier, violoncelle. Wolfgang Schneiderhan, Henryk Szeryng, violon ; Giusto Cappone, Ernst Morawec, alto. Karl Leister, clarinette. Géza Anda, Wilhelm Backhaus, Lamar Crowson, Jean Fonda, Rudolf Firkušný, Friedrich Gulda, Wilhelm Kempff, Ernest Lush, piano. Festival Strings Lucerne, direction : Rudolf Baumgartner. Stuttgarter Kammerorchester, direction : Karl Münchinger. Orchestre des Concerts Lamoureux, direction : Jean Martinon. Wiener Philharmoniker, direction : Clemens Krauss, Rafael Kubelík. Berliner Philharmoniker, direction : Herbert von Karajan, George Szell, Alfred Wallenstein. 1 coffret de 25 CDs Deutsche Grammophon 4796909. Code barre : 028947969099. Enregistré entre septembre 1952 et mars 1984 à Londres, Paris, Berlin, Hanovre, Munich, Boswil, Genève, Vevey, Zurich, Vienne. ADD [stéréo/mono]. Notices de présentation en anglais, allemand et français. Durée : 26 h 57’.




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3 février

Le blog-notes de Claude Samuel Retour sur Mahler – Glenn Gould, le canadien – La plume de Karajan – Au jeu des questions – Vladimir Horowitz et Virgil Thomson

Henry-Louis de La Grange (1924-2017) ou Mahler sur le bout des doigts Ph. Dominique Degli-Esposti De Mozart à Beethoven, de Chopin à Wagner, nous savons tout (ou presque) de la vie laborieuse et amoureuse des éminents compositeurs qui ont jalonné l’histoire de la musique occidentale. Et c’est l’occasion de saluer le gigantesque travail réalisé sur Gustav Mahler, l’homme et l’œuvre, par Henry-Louis de la Grange dont j’ai signalé le décès la semaine dernière. Travail de toute une vie consigné dans trois gros volumes, disponibles aujourd’hui chez Fayard. Travail de première main, fondé sur une longue prospection aussi bien à Vienne qu’à New York. La référence absolue ! Si l’on en juge par les ouvrages soumis cette année aux jurés du Prix des Muses, désormais Muses/France Musique, les interprètes, dont la vie n’est pas toujours aventureuse, pointent également leur nez dans cette bibliographie musicale et, ici comme dans le domaine politique, un succès de librairie témoigne, en tout cas, d’une belle notoriété. Peu de mélomanes ont, certes, eu la chance d’entendre Glenn Gould, pianiste génialement fantasque dont la brève carrière publique n’est jamais, d’ailleurs, passée par la France. Mais, trente-cinq ans après sa mort, ses enregistrements sont inépuisablement réédités et lui-même reste, sans doute, le plus lu des pianistes du siècle passé. Dans la collection Actes Sud/Classica, Jean-Yves Clément enrichit en quelque soixante-dix pages, notre connaissance gouldienne. En exergue du premier chapitre, cette pirouette en guise de confession : « Je suis un compositeur, un écrivain et un homme de communication canadien qui joue du piano à ses moments perdus »… Herbert von Karajan ou quand le nazisme assombrit une carrière foudroyante – DR Dans la même collection, c’est Sylvain Fort qui s’est chargé d’Herbert von Karajan, de ses turpitudes et de ses coups d’éclat ; et pour mieux défendre un dossier où alternent ombres et lumières, il n’a pas hésité à se mettre dans la peau de l’intéressé. « Moi, Herbert von Karajan… » Première phrase : « Je suis mort le 16 juillet 1989 dans notre maison d’Anif… » L‘adhésion à la section locale du parti nazi ? « Je ne me suis jamais senti coupable. Au contraire, j’ai toujours eu le sentiment d’avoir été moins mouillé que bien d’autres. » Et l’aveu : « Ce zèle militant, je dirais qu’il était lié strictement à des nécessités administratives », et « j’aurais tué pour avoir ce poste de Generalmusikdirektor du théâtre d’Aix-la-Chapelle. » Réponse possible, mais à une question qu’au cours des deux interviews qu’il m’a accordées, dont l’une, en direct, devant les micros de France-Culture, je ne lui ai pas posée. Il est vrai qu’une interview avec Mr. K était très cadrée, soigneusement minutée. On avait prévu une demi-heure et, sans consulter sa montre, il s’est levé brusquement à la trentième minute… Je comprends notre auteur : faire parler le maestro est tout de même plus facile … Le calvaire Autres artistes qui se sont prêtés au jeu des questions-réponses : la très british Felicity Lott qui répond aux questions d’Olivier Bellamy dans Il nous faut de l’amour, ce qu’elle a chanté dans Mozart, Strauss et Offenbach (aux Editions Buchet-Chastel), le couple australien Joan Sutherland / Richard Bonynge, chanteuse et chef, inséparables « à la scène comme à la ville », comme il est dit sur la couverture de cet ouvrage face aux questions de Paul-André Demierre (aux Editions Papillon ), la pianiste chinoise Zhu Xiao-Mei dont le précédent livre, La rivière et son secret, relatait le calvaire d’une musicien classique aux temps de la Révolution culturelle et qui explique maintenant le bonheur d’une terre natale retrouvée (sous étiquette Salvator) ; et la « vie à quatre mains » de Katia et Marielle Labèque que j’ai croisées jadis au Festival de Royan, lorsque Michel Béroff remporta le premier prix du premier Concours Olivier Messiaen — Katia et Marielle qui s’imposèrent d’emblée dans les Visions de l’Amen (d’Olivier Messiaen), dans la Sonate pour deux pianos et percussion de Bartók jouèrent Berio et conquirent une gloire internationale avec George Gershwin. Récit agencé par Renaud Machart pour les Editions Buchet-Chastel. Blanc de poulet et soles fraîches Enfin le nouvel ouvrage, après quelques autres, consacré à l’un des artistes les plus stupéfiants, les plus surprenants, les plus insaisissables du XXe siècle : Vladimir Horowitz, né en terre ukrainienne en 1904, mort à New York quatre-vingts six ans plus tard : Horowitz, L’Intranquille par Jean-Jacques Groleau pour Actes Sud. Et intranquille, il l’était vraiment cet angoissé permanent dont la glorieuse carrière enchaîna les triomphes et les interruptions, avec des retours d’autant plus attendus, d’autant plus frénétiques qu’ils s’étaient fait longtemps attendre. Jean-Jacques Groleau revient avec des détails savoureux sur le quotidien (« blancs de poulet et soles fraîches » au menu), sur la vie sentimentale : homosexualité mal assumée et Wanda, l’épouse, fille du grand Toscanini, toujours aux aguets. Et j’ai le souvenir de la conférence de presse qu’Horowitz donna pour quelques journalistes européens dans les salons des pianos Steinway à New York à l’occasion de l’un de ses retours. À toutes les questions, il ouvrait la bouche et l’inénarrable Wanda prenait aussitôt la parole, de peur que l’illustre virtuose ne se perde dans d’obscurs états d’âme. Vladimir Horowitz, dont Clara Haskil disait : « C’est Satan au clavier » DR Sanglant La critique musicale ne fut pas tendre avec Horowitz ; en particulier, la célèbre plume du Herald Tribune, Virgil Thomson (1896-1989). Après un papier spécialement sanglant, il eut droit à un procès : Wanda l’avait vu somnoler plus qu’il n’est permis. L’histoire ne dit pas ce que décida la justice, mais je me souviens de la réponse qu’il me fit un jour lorsque je lui ai demandé pourquoi, après quatorze ans de bons et loyaux services, il avait jeté l’éponge : « J’ai toujours un peu dormi au concert, me dit-il, mais à la fin, je dormais tout le temps. » Mais quand il ne dormait pas, mon ami Virgil était merveilleusement drôle, comme en témoigne la série d’entretiens que je fis avec lui pour feu la RTF, lesquels doivent être enfouis quelque part, dans les souterrains de l’INA… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de février 2017 : « Ce jour-là, 25 octobre 1893 : la mort de Piotr Ilytch Tchaïkovski »

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1 février

EDITO… Make America great again? par Pedro Octavo Diaz

EDITO, par Pedro Octavo Diaz… Depuis 24 heures le monde est secoué par la clameur rageante d’un triste histrion matamore à la tête de la première puissance économique et militaire de l’Occident. Effectivement, il a emporté, à coups de slogans démagogiques et quelques beuglements crus, la présidentielle Étasunienne la plus déchirante de l’histoire de cette incipiente démocratie. Make America great again? Sa devise: “Make America great again” (“Rendre les États-Unis grands à nouveau » / « Rendre à l’Amérique sa grandeur »). De toute évidence, Mister Trump, du haut de ses 70 printemps, fait croire à la décadence d’un état et d’une économie. N’en déplaise à cette vedette de Manhattan et des Stock-options, tout comme une certaine dynastie de Saint-Cloud en France, tout un pan de la grandeur Étasunienne est mise de côté. Outre le sérieux “Overpromising” de l’impétrant et un abus de phrasettes à gogo, Trump demeure le châtelain d’un Monde clos et irrémédiablement accroché aux années de son toupet blond, les années 80, rêveuses et tournées vers un avenir à la George Lucas. Et ce n’est pas inhérent à M. Trump, parce que depuis un certain temps l’on recèle un oubli criminel et dangereux des classes politiques mondiales du fait culturel et, plus particulièrement, pour le spectacle vivant. Le 21 Janvier 2017, alors que les éditorialistes mondiaux se déchaînent, tantôt sur les aventures de Trump tantôt sur le tailleur Ralph Lauren de son hétaïre, on oublie que Daesh a finalement fini par détruire un des plus beaux sites de l’histoire humaine : Le Théatre de Palmyre. Symbole de la tolérance, du partage, de la geste humaine, de sa permanence dans l’histoire par l’imaginaire. On limite à quels critères, aujourd’hui, la grandeur des peuples et l’accomplissement des nations? À l’ineffable économie, froide et volage? Aux indices sociologiques ? Ou bien à ce qui reste malgré les conflits et les déflagrations irréversibles de l’Histoire? Les États-Unis sont grands par leur géographie d’abord, par les paysages immenses qui ont fait rêver Samuel de Champlain et Lewis et Clark. Ces pierres jaunes du Wyoming, ces légendes de l’Oiseau Tonnerre que JK Rowling à vulgarisé dans la valise de Newt Scamander. Les États-Unis demeurent gigantesques et éternels par les méandres mystérieux et fascinants des lettres. Des embruns sauvages de Melville aux questionnements égotiques de Paul Auster. Et les volutes captivantes de Poe et la geste aristocratique de Henry James ou Edith Wharton. Le rêve Américain se déploie tel un papillon merveilleux dans les vers d’Emily Dickinson, les réverbérations de Walt Whitman et la torpeur sensuelle de Tenessee Williams… Mais les États-Unis sont aussi un ciel toujours sublime, blanc virginal aux abords des cols, céruléen aux abords des étendues sans fin des ocres et des verts et aux gris zibelins rasant les gratte-ciel. La musique, grandes sont les contributions des États-Unis aux chemins invisibles du son. Mariss Jansons, Isaac et David Stern, Yehudi Menuhin, Cole Porter, Thomas Ades, George Gershwin, John Musto, Jessye Norman, Lucinda Childs, Nicholas McGegan, William Christie, Laura Claycomb, Renée Fleming, Lisa Vroman, Larry Blanck, Amy Burton, Ed Lyon, Vivica Genaux, Joshua Bell, Nicholas Angelich, pour ne citer qu’eux, sont les voix puissantes des États-Unis. Mais que l’on ne se trompe pas. La voix des États-uniens est celle que ni les trusts, ni les thuriféraires de M. Trump ne peuvent ni veulent comprendre parce qu’elle ne produit aucun profit. Quoi qu’il arrive et qu’il en soit des choix des peuples ou des calculs électoraux, aucun Pays ne se détermine par sa gouvernance. Les actes de barbarie ou d’iniquité qui jaillissent de l’actuelle incompétente irresponsabilité des équipes politiques ne doit en aucun cas entacher comme naguère la destinée des peuples. Actuellement les États-Unis sont traversés par des convulsions inquiétantes. Les élites culturelles s’insurgent contre les décrets néfastes de l’actuelle administration. Les artistes et les institutionnels de la culture sont en grève. Mais en creusant l’écart entre les soutiens de base de Monsieur Trump et la “gens” culturelle ne verrons-nous pas le germe redoutable de la guerre civile, qui est la “coda” inévitable de tout totalitarisme ? N’oublions pas les leçons de l’Histoire. L’éditorialiste de CNN, Christiane Amanpour l’exploite bien dans ses comptes-rendus. Il y a 70 ans les pires dictatures ont surgi d’un mouvement d’humeur et d’un vote de protestation. De même, le parti médiocre de la bureaucratie a fait surgir les pires monstres, l’immobilisme est toujours ennemi de la création. La culture fut la solution, il y a bien des décennies, désormais elle sera une arme. N’en déplaise aux factieux et aux tenants de la revanche, la France restera le monument du monde envers et contre la dynastie Le Pen; les États-Unis seront toujours une terre d’espoir envers et contre Mr Trump et ses coryphées Républicains; le Mexique sera toujours constellé du granit de son Histoire envers et contre Messieurs Peña Nieto et Videgaray. La Pologne sera toujours la patrie de Chopin plutôt que celle de Mr Kaczynski, et la Russie éternelle de Tchaikovsky et Lomonosov écrase déjà, de sa trace indélébile, la paranoïa de Mr Putin. La mortifère nuée de leurs voraces harpies n’atteindra jamais ceux qui ont un livre dans les mains, une peinture sous les yeux, un casque sur les oreilles. Il faut désormais avoir l’énergie de faire et non pas l’ambition de devenir. ___________ Illustration : Palmyre avant Daesh (DR)



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19 janvier

CLASSICAVAL à VAL D’ISERE. MUSIQUE DE CHAMBRE sous la neige

VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses, 3 jours de suite à 18h30. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées… ____________________ VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées. Ce 24ème festival Classicaval (opus 1, car il y a une suite au mois de mars, du 6 au 9 mars 2017 — direction artistique Frédéric Lagarde) permet aux skieurs de se retrouver à 18h30 en fin d’après midi, après l’effort, dans l’église baroque du village : un concert les y attend. Directrice artistique de l’événement, la pianiste Anne-Lise Gastaldi offre une programmation pour le moins éclectique, de l’art lyrique à l’opéra-comique, vers les plus belles expressions du folklore de l’Espagne à la Pologne, mais aussi au cœur d’une soirée dédiée au plu tendre et au plus profond d’entre tous, le divin Mozart. MUSIQUE DE CHAMBRE sur la neige La tradition musicale à Val d’Isère est déjà ancienne, depuis que Jean Rézine, passionné de musique, attirait in loco, les jeunes instrumentistes parmi les plus doués de leur génération… depuis Classicaval musiciens et chanteurs grâce à l’engagement de quatre directeurs artistiques, Anne-Lise Gastaldi, Elena Rozanova, David Lefèvre et Frédéric Lagarde. Sous l’oeil des ainés, professionnels aguerris des plus grandes salles de concert, les plus jeunes accordent à Val d’isère, leur jeune virtuosité, leur jeunesse avide, et la profondeur d’un tempérament pas que démonstratif. Cette année, entre autres talents à suivre, la jeune violoncelliste Hanna Salzenstein, élève de Raphaël Pidoux, sera présente pour la 24è édition de Classicaval. Autres invités présents : le pianiste et chef d’orchestre Jean-François Heisser, la soprano Edwige Bourdy, l’accordéoniste, pianiste et compositeur, Benoît Urbain, Virginie Buscail, violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’altiste Michel Michalakakos, la violoniste Nathalie Chabot… Le classique au coeur du village de Val d’Isère Lundi 16 janvier 2017 : dès 19h, rendez-vous pour un avant-goût musical à l’Hôtel Aigle des Neiges. Mardi 17 janvier : à 10h, visite de l’église baroque de Val d’Isère avec un guide-conférencier de la FACIM. 18h 30 : premier concert à l’église. A l’issue, rencontre avec les musiciens à la salle Marcel Charvin Mercredi 18 janvier : plusieurs fois dans la journée, « Le Piano-Manège » de Noël Martin et sa Volière aux Pianos invite à jouer sur le front de neige de Val d’Isère et dans la station. Jeudi 19 janvier : Découverte musicale avec les enfants de l’école de Val d’Isère. Programmation CLASSICAVAL 2017 : Tous les concerts ont lieu dans l’église de Val d’Isère, à 18h30 Mardi 17 janvier 2017 ”Mozart de 2 à 4…” “FOLKLORES… DE 1 À 5″ Concert WOLFGANG AMADEUS MOZART Sonate en mi mineur KV 304 I – Allegro II – Tempo di Menuetto Divertimento en mi bémol majeur pour trio à cordes KV 563 I – Allegro II - Menuetto III – Allegro Quatuor avec piano en sol mineur KV 478 I – Allegro II – Andante III – Rondo, Allegro Mercredi 18 janvier 2017 ”Inclassicable”… mélodies et chansons de 2 à 6 JEAN-SEBASTIEN BACH Prélude de la suite n°1 en sol majeur BWV 1007 MANUEL DE FALLA : Nana JULES MASSENET: On dit / Méditation de Thaïs REYNALDO HAHN: La Barcheta CLAUDE NOUGARO: Toulouse EDITH PIAF: Hymne à l’amour HAROLD ARLEN: Over the rainbow ASTOR PIAZZOLLA: Milonga sin palabras FERNANDO OBRADORS: Del cabello mas sutil CAMILLE SAINT-SAËNS: Si vous n’avez rien à me dire / Le cygne ERIK SATIE: La diva de l’empire GERSHWIN: I got rythm GÉRARD JOUANNEST: Accordéonesque BENOÎT URBAIN: Piazza di piazzo / in the mud / Virginie M Jeudi 19 janvier 2017 “Folklores… de 1 à 5″ FRÉDÉRIC CHOPIN Deux Polonaises op.26 ENRIQUE GRANADOS Deux danses espagnoles ISAAC ALBENIZ El Puerto/ Fête-Dieu à Séville ANTON DVORAK : Quintette avec piano en la majeur op.81 I – Allegro ma non troppo II – Andante con moto III – Molto vivace IV – Allegro ___________________________ TEASER VIDEO du 23è Festival Classicaval 2016 + d’INFOS / Réservations : Toutes les infos, le détail des programmes, les modalités de réservation, pour préparer aussi votre séjour en Val d’Isère, sur le site du festival Classicaval : www.festival-classicaval.com http://www.festival-classicaval.com VIDEO : reportage vidéo exclusif le festival CLASSICAVAL 2016 REPORTAGE VIDEO. Val d’Isère, festival Classicaval, 8, 9, 10 mars 2016… 3 concerts événements au Val d’Isère, au pied des pistes…En mars 2016, Val d’Isère fait son festival du 8 au 10 mars. “Classicaval” est le nouvel événement musical à suivre, chaque début d’année, un rendez-vous très estimable, soucieux d’accorder montagne et musique classique dans l’un des sites les plus enchanteurs de la région. 2ème édition en 2016 d’un cycle de concerts hors normes qui investit l’église baroque de Val d’Isère ; c’est une occasion unique d’écouter au cœur des massifs spectaculaires, des instrumentistes inspirés qui excellent en un charisme… Durée : 12 mn ______________ Prochain Festival CLASSICAVAL à Val d’Isère, du 6 au 9 mars 2017 (direction artistique Frédéric Lagarde)

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10 janvier

Festival Classicaval à Val d’Isère

VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées. Ce 24ème festival Classicaval (opus 1, car il y a une suite au mois de mars, du 6 au 9 mars 2017 — direction artistique Frédéric Lagarde) permet aux skieurs de se retrouver à 18h30 en fin d’après midi, après l’effort, dans l’église baroque du village : un concert les y attend. Directrice artistique de l’événement, la pianiste Anne-Lise Gastaldi offre une programmation pour le moins éclectique, de l’art lyrique à l’opéra-comique, vers les plus belles expressions du folklore de l’Espagne à la Pologne, mais aussi au cœur d’une soirée dédiée au plu tendre et au plus profond d’entre tous, le divin Mozart. MUSIQUE DE CHAMBRE sur la neige La tradition musicale à Val d’Isère est déjà ancienne, depuis que Jean Rézine, passionné de musique, attirait in loco, les jeunes instrumentistes parmi les plus doués de leur génération… depuis Classicaval musiciens et chanteurs grâce à l’engagement de quatre directeurs artistiques, Anne-Lise Gastaldi, Elena Rozanova, David Lefèvre et Frédéric Lagarde. Sous l’oeil des ainés, professionnels aguerris des plus grandes salles de concert, les plus jeunes accordent à Val d’isère, leur jeune virtuosité, leur jeunesse avide, et la profondeur d’un tempérament pas que démonstratif. Cette année, entre autres talents à suivre, la jeune violoncelliste Hanna Salzenstein, élève de Raphaël Pidoux, sera présente pour la 24è édition de Classicaval. Autres invités présents : le pianiste et chef d’orchestre Jean-François Heisser, la soprano Edwige Bourdy, l’accordéoniste, pianiste et compositeur, Benoît Urbain, Virginie Buscail, violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’altiste Michel Michalakakos, la violoniste Nathalie Chabot… Le classique au coeur du village de Val d’Isère Lundi 16 janvier 2017 : dès 19h, rendez-vous pour un avant-goût musical à l’Hôtel Aigle des Neiges. Mardi 17 janvier : à 10h, visite de l’église baroque de Val d’Isère avec un guide-conférencier de la FACIM. 18h 30 : premier concert à l’église. A l’issue, rencontre avec les musiciens à la salle Marcel Charvin Mercredi 18 janvier : plusieurs fois dans la journée, « Le Piano-Manège » de Noël Martin et sa Volière aux Pianos invite à jouer sur le front de neige de Val d’Isère et dans la station. Jeudi 19 janvier : Découverte musicale avec les enfants de l’école de Val d’Isère. Programmation CLASSICAVAL 2017 : Tous les concerts ont lieu dans l’église de Val d’Isère, à 18h30 Mardi 17 janvier 2017 ”Mozart de 2 à 4…” “FOLKLORES… DE 1 À 5″ Concert WOLFGANG AMADEUS MOZART Sonate en mi mineur KV 304 I – Allegro II – Tempo di Menuetto Divertimento en mi bémol majeur pour trio à cordes KV 563 I – Allegro II - Menuetto III – Allegro Quatuor avec piano en sol mineur KV 478 I – Allegro II – Andante III – Rondo, Allegro Mercredi 18 janvier 2017 ”Inclassicable”… mélodies et chansons de 2 à 6 JEAN-SEBASTIEN BACH Prélude de la suite n°1 en sol majeur BWV 1007 MANUEL DE FALLA : Nana JULES MASSENET: On dit / Méditation de Thaïs REYNALDO HAHN: La Barcheta CLAUDE NOUGARO: Toulouse EDITH PIAF: Hymne à l’amour HAROLD ARLEN: Over the rainbow ASTOR PIAZZOLLA: Milonga sin palabras FERNANDO OBRADORS: Del cabello mas sutil CAMILLE SAINT-SAËNS: Si vous n’avez rien à me dire / Le cygne ERIK SATIE: La diva de l’empire GERSHWIN: I got rythm GÉRARD JOUANNEST: Accordéonesque BENOÎT URBAIN: Piazza di piazzo / in the mud / Virginie M Jeudi 19 janvier 2017 “Folklores… de 1 à 5″ FRÉDÉRIC CHOPIN Deux Polonaises op.26 ENRIQUE GRANADOS Deux danses espagnoles ISAAC ALBENIZ El Puerto/ Fête-Dieu à Séville ANTON DVORAK : Quintette avec piano en la majeur op.81 I – Allegro ma non troppo II – Andante con moto III – Molto vivace IV – Allegro ___________________________ TEASER VIDEO du 23è Festival Classicaval 2016 + d’INFOS / Réservations : Toutes les infos, le détail des programmes, les modalités de réservation, pour préparer aussi votre séjour en Val d’Isère, sur le site du festival Classicaval : www.festival-classicaval.com http://www.festival-classicaval.com VIDEO : reportage vidéo exclusif le festival CLASSICAVAL 2016 REPORTAGE VIDEO. Val d’Isère, festival Classicaval, 8, 9, 10 mars 2016… 3 concerts événements au Val d’Isère, au pied des pistes…En mars 2016, Val d’Isère fait son festival du 8 au 10 mars. “Classicaval” est le nouvel événement musical à suivre, chaque début d’année, un rendez-vous très estimable, soucieux d’accorder montagne et musique classique dans l’un des sites les plus enchanteurs de la région. 2ème édition en 2016 d’un cycle de concerts hors normes qui investit l’église baroque de Val d’Isère ; c’est une occasion unique d’écouter au cœur des massifs spectaculaires, des instrumentistes inspirés qui excellent en un charisme… Durée : 12 mn ______________ Prochain Festival CLASSICAVAL à Val d’Isère, du 6 au 9 mars 2017 (direction artistique Frédéric Lagarde)

George Gershwin
(1898 – 1937)

George Gershwin (26 septembre 1898 - 11 juillet 1937) est un compositeur américain, né Jacob Gershowitz, de parents juifs immigrants russes. George Gershwin composa la plupart de ses œuvres avec son frère Ira Gershwin, parolier. Gershwin composa à la fois pour Broadway et le théâtre de concert classique, sa musique contenant des éléments provenant des deux univers. Gershwin connut également beaucoup de succès dans l'écriture de chansons populaires. Parmi ses compositions, beaucoup ont été employées au cinéma, et bien d'autres sont devenues de grands standards de jazz : des livrets ont été enregistrés par Ella Fitzgerald (mémorable enregistrement de 3 disques pour Verve, avec Louis Armstrong et l'orchestre de Nelson Riddle).



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